Auxey-Duresses - Monthelie - Saint-Romain : pour bien débuter 2019 !


03/01/2019

En Côte de Beaune, Auxey-Duresses, Monthelie et Saint-Romain, ont produit trois excellents millésimes en 2017, 2016 et 2015. Le tout dans un contexte économique porteur, mais à haut risque.


Les finances ont pris un petit "coup de fatigue" après les fêtes, alors pour engager 2019 sur de bonnes bases, sans se ruiner tout en conservant la "Bourgogne attitude", pourquoi ne pas s'intéresser à des appellations périphériques des "stars" de la côte, comme Auxey-Duresses, Monthélie et Saint-Romain... Les prix y restent doux et les vins ont beaucoup progressé en une quinzaine d'années.

Retrouvez ci-dessous le début de l'article d'introduction. Il vous reste la fin à lire, ainsi qu'un guide d'achat des meilleurs Auxey, Monthélie et Saint-Romain 2015, 2016 et 17. Le numéro 144 de Bourgogne Aujourd'hui comporte aussi un dossier sur les "Bourguignons de l'année", un article avec guide d'achat sur Meursault, une interview de la plus beaunoise des Chinoises, un supplément sur les Crémants de France, etc. Bourgogne Aujourd'hui est disponible au numéro et/ou par abonnement.


2015, 2016, 2017... Le moins que l'on puisse dire, c'est que les trois millésimes n'ont pas grand-chose en commun, si ce n'est un niveau de qualité élevé qui en fait une trilogie particulièrement intéressante pour la Bourgogne. Nous n'insisterons pas davantage sur 2015, qui s'avère, dégustation après dégustation, à Auxey-Duresses, Monthelie et Saint-Romain comme ailleurs en Bourgogne, un immense millésime, tout particulièrement en rouge, avec des vins à la fois concentrés et bien équilibrés. 2016 a ramené la Bourgogne dans le passé avec un gel dévastateur à la fin du mois d'avril, qui a durement touché Auxey-Duresses et Monthelie ; le vignoble de Saint-Romain, un peu plus tardif et donc moins avancé le jour J s'en étant sorti avec peu de dégâts ; au final, une très belle fin de saison a permis aux raisins de bien mûrir tout en gardant de la fraîcheur, de bons états sanitaires et on peut qualifier le millésime 2016 de beau « classique ». Quant à 2017, après un été chaud, ensoleillé, et des vendanges précoces, dès la fin du mois d'août comme en 2015, les vignerons sérieux ont produit de très beaux vins dans les deux couleurs... à la seule condition toutefois d'avoir maîtrisé le facteur clef de l'année : des rendements très généreux ; c'est un phénomène qui se produit souvent l'année qui suit le gel, avec une forme de compensation des vignes. Bref, les producteurs avaient tout pour bien faire et les résultats enregistrés dans notre dégustation (lire pages suivantes) attestent du niveau élevé de ces trois millésimes, ainsi que des efforts qualitatifs accomplis dans ces appellations où les vins ne se vendent pas en claquant des doigts comme dans d'autres AOC plus prestigieuses.

Les vins ne se vendent toujours pas si facilement que cela à Auxey-Duresses, Monthelie et Saint-Romain... mais porté par l'engouement mondial pour les vins de Bourgogne, le commerce se porte quand même mieux, voire plutôt bien.(...)


Repères (Sources BIVB)

Auxey-Duresses

93 hectares de pinot noir, dont 27 de premiers crus.

40 hectares de chardonnay, dont 2 de premiers crus.

9 climats classés en premiers crus.

Monthélie

109 hectares de pinot noir, dont 35 de premiers crus.

14 hectares de chardonnay, dont 2 de premiers crus.

15 climats classés en premiers crus.

Saint-Romain

Pas de premier cru.

60 hectares de chardonnay.

37,5 hectares de pinot noir.



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