Domaines Familiaux : des 2015 superbes et quelques points d'interrogation...


28/11/2017

Les Domaines Familiaux de Bourgogne étaient à Lyon lundi dernier pour faire déguster leurs excellents 2015. La question de la transmission des entreprises est revenue sur la table...

Oh, que tout le monde se rassure, l'association des Domaine Familiaux de Bourgogne créée en 1989 et qui regroupe quelques ténors de la région (Leflaive, Méo-Camuzet, Trapet, Rousseau, Roumier, Comtes Lafon, Dujac, Gouges, Lafarge, D'Angerville, Faiveley, B. Clair, De Montille...) se porte bien ! Le millésime 2015, que les 25 domaines (il ne manquait à l'appel que Raveneau de Chablis, seul domaine hors Côte-d'Or membre de l'association) ont présenté aux professionnels, lundi dernier à Lyon, est excellent, tout particulièrement en pinot noir et les vins se vendront sans doute comme des petits pains malgré les hausses de prix.

Chez les cavistes, sommeliers, restaurateurs... qui se sont bousculés toute la journée au château de Montchat, dans le 3ème arrondissement, deux sujets occupaient manifestement les esprits : pourrais-je avoir un peu plus de 2015, millésime médiatique, très attendu par les amateurs et... combien des domaines présents ce lundi seront encore là dans 5 ans. C'est que la "chaise vide" laissée par le domaine Bonneau du Martray, à Pernand-Vergelesses qui a du quitter l'association après son rachat à prix d'or en début d'année par un milliardaire américain n'est pas passée inaperçue.

En 1989, l'association avait été lancée par une poignée de vignerons de Côte-d'Or pour réfléchir ensemble à la question suivante : "comment bien gérer la transmission entre les générations en assurant la pérennité des domaines", explique Brice de la Morandière, associé-gérant du domaine Leflaive, à Puligny-Montrachet et président de l'association depuis 2016 (vidéo ci-jointe). D'autre sujets, notamment techniques, ont été abordés depuis dans le cadre de l'association, mais dire que cette question de la transmission des domaines reste d'une actualité brulante après la vente spectaculaire du Clos de Tart est un doux euphémisme.

Prochaine dégustation des Domaines Familiaux de Bourgogne, à Paris, le 26 mars 2018.


Christophe Tupinier



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