Emmanuel Giboulot : une peine symbolique requise


24/02/2014

Une amende de 1 000 euros dont la moitié avec sursis. C’est la peine requise  contre Emmanuel Giboulot par le tribunal de Dijon ce 24 février.


L'été dernier, ce vigneron de Beaune avait refusé de se soumettre au traitement insecticide obligatoire dans le cadre de la lutte contre la flavescence dorée. « Tout ça pour ça » est-on tenté d'écrire. Pétitions, soutiens en nombre, conférence de presse, etc., le cas Giboulot passionne les médias nationaux et enflamme la toile depuis plusieurs jours. Plus que le risque judiciaire encouru par le vigneron, c'est le débat de fond soulevé dans cette affaire qui importe. L'avocat du vigneron a remis en cause la légalité de l'arrêté préfectoral : le danger, jusqu'ici limité, de la Flavescence dorée ne justifiait pas de systématiser et de généraliser cette mesure selon lui. « Faut-il condamner quelqu'un qui ne veut pas traiter à l'aveugle ? », a insisté l'avocat. Du côté de l'accusation, il a été rappelé les dégâts que peut potentiellement générer cette maladie : la mise en péril de la capacité de production d'une région toute entière.

Au vu du peu de signes de présence de la maladie rencontrée par la prospection dans le vignoble l'été dernier, le rapport bénéfices-risques de ces traitements peut être, pour le moins, débattu. C'est là certainement l'un des sujets de satisfaction d'Emmanuel Giboulot et de ses soutiens à l'issu du procès... La juge a mis la décision en délibéré au 7 avril à 13h30. La sentence ne refermera pas l'affaire pour autant. L'été prochain, le préfet devra reconduire, ou non, l'arrêté...

Laurent Gotti

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