Hospices de Beaune : faites vos jeux !


17/11/2017

Aux Hospices de Beaune, le millésime 2017 ne s'est pas fait "tout seul", mais au final son potentiel est énorme, en vins blancs comme en rouges. Il sera vendu aux enchères ce dimanche sous les halles de Beaune.

La vente aux enchères des vins du millésime 2017 du domaine des Hospices de Beaune aura lieu ce dimanche 19 novembre sous les halles de la ville. Pour ce qui est des cours toujours attendus des vins, nous ne nous hasarderons à aucun pronostic. 787 pièces de 228 litres seront mises en vente contre 596 en 2016 et 575 en 2015 ; cette forte hausse est un élément qui pourrait peser sur les cours à la baisse... mais les prix ont déjà baissé l'an dernier et le marché des vins de Bourgogne reste très dynamique, alors tout ceci pourrait au bout du compte s'équilibrer... ou faire grimper les cours. Ajoutons que 2017 est un excellent millésime en vins blancs comme en rouges et c'est un facteur qui pourrait inciter certains à casser leur tirelire. En résumé, si tout le monde souhaite la stabilité pour que la Bourgogne ne donne pas définitivement l'image d'une région où les "grands" vins sont devenus inaccessibles au commun des mortels et bien personne ne peut prédire à coup sûr ce qui va sortir de cette 157ème édition de la vente des vins des Hospices de Beaune.

Pour ce qui est des vins, en 2017, Ludivine Griveau, la régisseuse du domaine des Hospices de Beaune, est restée fidèle à sa ligne de conduite avec des vinifications effectuées après éraflage (quasiment à 100 %) et dans des logiques parcellaires ; quand plusieurs premiers crus, voire villages et premiers crus, sont assemblés dans une cuvée ; chaque climat est vinifié séparément. Au total, cinquante cuves ont été utilisées pour les rouges. L'élevage est fait à 100 % en fûts neufs pour l'ensemble du domaine, mais avec des tonneliers et des chauffes différentes : François Frères chauffe légère (début de gamme de rouges) jusqu'aux savigny-lès-beaune, François Frères chauffe moyenne pour l'auxey-duresses premier cru Les Duresses, les beaune, volnay et pommard et Taransaud chauffe moyenne pour les grands crus. Voici nos cuvées « coup de coeur » de ce millésime 2017 superbement réussi aux Hospices de Beaune avec des vins, blancs comme rouges, qui allient richesse et fraîcheur. 

A noter que le millésime 2017 et des millésimes plus anciens issus de toutes les appellations de Bourgogne et du Beaujolais sont présentés jusqu'à dimanche au Palais des Congrès de Beaune où se tiendra la 145ème Fête des Grands Vins de Bourgogne.


La suite du dossier sur Beaune et les Hospices de Beaune sera publiée dans le prochain numéro (138) de Bourgogne Aujourd'hui. Abonnez-vous...

Retrouvez sous ce lien l'ensemble des manifestations organisées pendant le week-end



Vins rouges

Auxey-duresses premier cru Les Duresses cuvée Boillot

Cette cuvée dépasse toujours le niveau présumé de l'appellation. En 2017, le vin est concentré, charnu et précis avec un boisé « structurant » parfaitement intégré.


Beaune premier cru Les Grèves cuvée Floquet

Arômes riches, solaires, doux, élégants, de fruits noirs, de fleurs. Le vin est gras, opulent, tendre et bien équilibré.


Beaune premier cru cuvée Guigone de Salins

Climats : Champs Pimont, Seurey, Bressandes.

La cuvée de la fondatrice des hospices est un ton au-dessus de celle de son mari Nicolas Rolin. C'est toujours un temps fort de la dégustation et 2017 ne déroge pas à la règle avec un vin concentré, gras, plein, long, noble et raffiné.


Volnay premier cru cuvée Blondeau

Climats : Champans, Ormeau, Mitans, Ronceret, Taillepieds.

Robe intense. Arômes sur les fruits noirs, la tarte aux cerises. Bouche opulente, charnu, dense et soyeuse.


Volnay premier cru Santenots cuvée Jéhan de Massol

Nous avouons un faible pour cette cuvée qui est revenue au « top » depuis 2015, après plusieurs années de grêle. C'est un vin complet et complexe, généreux, juteux, « cerisé », racé, pur et raffiné.


Pommard premier cru Les Épenots cuvée Dom. Goblet

La gamme des pommards est très réussie en 2017 avec « au sommet », cette cuvée qui offre la richesse, la générosité que l'on attend de ce climat des Épenots, avec beaucoup de finesse, presque de grâce.


Corton grand cru Clos du Roi

Les raisins étaient bien mûrs et on retrouve des notes solaires et fines de cerise noire, de thym... Bouche opulente, grasse, raffinée, avec de beaux tanins « sucrés » et un équilibre idéal


Clos de la Roche grand cru cuvée Cyrot Chaudron

C'est une folie, le prix à la pièce avait dépassé les 100 000 euros en 2015, mais quel vin. Robe d'un grenat, intense, brillant. Arômes raffinés de fruits, de fleurs, d'épices... En bouche, le vin est épais, dense, cerisé, avec une finale minérale très fine.



Vins blancs

Pouilly-Fuissé cuvée Françoise Poisard

Climats : Chevrières, Plessys, Robées.

Issue des meilleurs climats de Chaintré, cette cuvée exprime un fruité gourmand, riche, plein de soleil, avec beaucoup de précision.


Meursault premier cru Les Poruzots cuvée Jéhan Humblot

Arômes riches et frais de tarte aux citrons, d'épices... Le vin est concentré, avec des saveurs d'agrumes et une belle finale « salivante ».


Meursault premier cru Les Charmes cuvée Albert Grivault

Nez pur et fin, sur les agrumes mûrs, les fleurs blanches, l'anis... Bouche riche, longue, juteuse, tendue et raffinée.


Corton-Charlemagne grand cru cuvée François de Salins

Voilà l'essence du corton-charlemagne avec un vin à la fois riche, compact, sérieux, avec toutefois le soleil de 2017 qui amène des arômes (fruits jaunes, agrumes, épices) plus expressifs qu'à l'ordinaire.

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