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publié le 07 février 2020

L’INAO bat (provisoirement ?) en retraite !

 

Il a suffit que quelques centaines (450 environ) de vigneron(ne)s venus de toute la Bourgogne manifestent hier jeudi 6 février, dans le calme, sous les fenêtres de l’INAO, à Montreuil, pour que que l’institut batte en retraite sur son projet de retirer à 64 communes de la région le droit à revendiquer l’AOC régionale bourgogne (article ci-joint). Une retraite stratégique ?
Une délégation de responsables professionnels (CAVB et syndicat des Bourgognes), accompagnée d’une quinzaine de parlementaires bourguignons, de la présidente de Région et des présidents des départements a été reçue par le président du comité vin de l’INAO, Christian Paly, vigneron à Tavel ; ce dernier s’est clairement engagé devant tout le monde à ce qu’aucune commune de Bourgogne ne soit exclue de l’aire d’AOC bourgogne. Tout est donc réglé ? Ce n’est manifestement pas aussi sûr que cela… Les vignerons de Bourgogne restent en effet méfiants, “dans la mesure où ce n’est pas au président de l’INAO de définir les critères de délimitation, mais au comité national de l’INAO qui ne se réunira pas avant juin prochain”, explique Guillaume Willette, directeur du syndicat des Bourgognes. Et d’ici juin, de l’eau va couler sous les ponts…
D’autre part, le problème “identitaire” lié à ce dossier reste entier ; les Bourguignons souhaitent en effet toujours que la production d’AOC bourgogne reste au maximum cantonnée à la Bourgogne viticole et que le Beaujolais continue de promouvoir sa propre identité autour de ses appellations beaujolais, beaujolais-villages et des crus. Autant dire que l’on a pas finit d’entendre parler de cette histoire, ce d’autant plus que les vignerons du Beaujolais ne l’entendent pas tout à fait tous de la même oreille et que chacun a des arguments à faire valoir.Enfin, tous ceux et toutes celles qui considèrent encore que l’AOC est une belle aventure et un concept de grande valeur, ne peuvent qu’être consternés de voir l’INAO sombrer ainsi dans des dérives quasi autoritaires, pour reculer piteusement devant les premières banderoles. Espérons qu’un peu d’ordre soit rapidement remis dans tout cela et d’abord par les premiers intéressés, les professionnels, vignerons et négociants eux-mêmes.
Christophe Tupinier

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