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publié le 27 décembre 2021

Nouvelle présidence et priorité à la technique pour le BIVB

 

Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne a élu récemment ses deux présidents pour les 4 années à venir.  Si François Labet prolonge l’expérience pour la viticulture, Laurent Delaunay représente désormais le négoce, succédant à Louis-Fabrice Latour et Frédéric Drouhin.

« Notre élection a lieu à un moment où notre profession et notre région entrent dans une période intense et riche de défis» a déclaré Laurent Delaunay.

Alors que la récolte 2021 est historiquement basse (estimée entre 900 et 950 000 hl), les exportations de vins de Bourgogne battent en effet de nouveaux records : + 20 % en volume et + 24,5 % en valeur à plus d’1 milliard d’euros sur les 10 premiers mois 2021 / 2019. Les ventes en France se portent également très bien. Chacun sait que les 18 prochains mois seront tendus : les bourguignons souhaitant satisfaire tous leurs clients vont devoir gérer précisément leurs stocks, avec l’espoir d’une belle récolte en 2022.

 

Priorité à la technique

 

François Labet a souligné le paradoxe de cette situation dans son rapport moral : « Vous remarquerez que l’on ne vous parle pas beaucoup d’économie et des marchés aujourd’hui. La raison est simple : notre avenir passe par une production retrouvée et par le fait de garder pied dans nos marchés. » Allusion aux récoltes globalement (en dehors de 2018) faibles depuis quelques années en raisons d’accidents climatiques (gel, sécheresse, chaleur…), mais aussi d’un vignoble durement touché par le, par les dépérissements. « L’orientation prise pour le renforcement des actions menées par le pôle Technique se poursuivra lors du prochain budget, qui sera voté en juillet. Comme l’a dit Frédéric Drouhin, l’Interprofession est le lieu où ce travail de long terme peut le plus facilement être mené : toute la filière s’y retrouve, et chacun y travaille pour le bien de tous » Les actions menées par le pôle Technique ont donc été renforcées avec une hausse significative du budget. « Nous sommes passés à une logique d’investisseurs » poursuit François Labet, « C’est-à-dire que nous ne nous contentons plus de financer des opérations de recherche intéressantes, nous allons participer à leur construction et à leur valorisation ».

 

Présence aux grands événements français et mondiaux

 

L’interprofession ne délaisse pas pour autant la communication, lien indispensable avec les marchés, comme François Labet l’a rappelé : « Pour l’heure, il nous faut aussi garder le contact avec nos clients. (…) C’est pourquoi, nous comptons sur nos grands rendez-vous en 2022 pour échanger de vive voix avec tous ceux qui pourront nous rejoindre en France ou à l’étranger. » Il fait allusion aux événements organisés en France : Wine Paris-Vinexpo Paris du 14 au 16 février, les Grands Jours de Bourgogne du 21 au 25 mars, mais aussi le Grand Bourgogne Hôtel, à Paris au deuxième trimestre. Il y aura aussi de nouvelles grandes dégustations à l’étranger, qui mobiliseront domaines, négoces et importateurs. Baptisées « Les Grandes Retrouvailles », elles auront lieu à Londres (7 mars), Montréal (16 mai), New York (17 mai), Los Angeles (19 mai) et Tokyo (11 juillet).

La filière reste également très attentive à sa responsabilité sociétale, comme Laurent Delaunay l’a noté. « Nous devons regarder en face les grandes attentes de la société vis-à-vis de nous, professionnels, en matière d’environnement, des évolutions climatiques, des demandes de transparence, de responsabilité, de maintien de la qualité des produits et de qualité de vie. Ces demandes sont celles de nos clients et de nos consommateurs dans le monde entier ».

 

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