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publié le 21 avril 2020

Millésime 2018, les crus du Beaujolais au sommet !

 

Le numéro 152 de Bourgogne Aujourd’hui est disponible en ligne, avec un cahier d’une trentaine de pages sur le Beaujolais. Au sommaire de ce cahier vous trouverez notamment un dossier sur les 10 crus (Moulin-à-Vent, Morgon, Fleurie, Côte de Brouilly, Brouilly, Chiroubles, Juliénas, Saint-Amour, Régnié, Chénas) en 2018, un excellent millésime de plus dans la région…Il vous reste l’intégralité du guide d’achat des crus du Beaujolais 2018 à découvrir : plus de 500 vins à partir de 8 euros la bouteilles. Et deux bouteilles ont même obtenu la note maximale de 20 sur 20.
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Et si 2018 était, tout
simplement, l’un des plus grands millésimes de ces quarante dernières années
pour les crus du Beaujolais ? « Je le situe très haut dans la
hiérarchie. Dans le top trois depuis 1980 », s’enthousiasme Cyril Chirouze,
administrateur du Château des Jacques, à la tête de 80 hectares de vignes, dont
70 de crus (Moulin-à-Vent,
Morgon, Fleurie). La majorité des producteurs que nous avons sollicités
partagent son enthousiasme, que valident également les résultats de notre
sélection. Avec 75 % de vins retenus, les crus « cartonnent » en
2018, et montrent tout le chemin parcouru depuis le début de la décennie !

On l’a presque oublié,
mais l’hiver 2018 fut l’un des plus arrosés de ces cinquante dernières années.
Un début de printemps chaud et sec succéda à cette période humide avant que ne
s’installe, à la fin du mois d’avril, une chaleur orageuse engendrant des
pluies violentes. « Le 13 juin, la météo a heureusement basculé sur
la sécheresse, qui a duré jusqu’aux vendanges », se souvient Cyril
Chirouze. Les vignerons ont dû se battre contre l’apparition de foyers de
mildiou, mais ils ont été sauvés par la rapidité de la floraison, concentrée
sur une semaine, fin mai (soit une fleur plus précoce qu’en 2009, 2015 et 2017 !).
Les vendanges se sont déroulées dès les derniers jours d’août. Elles ont été
très étalées, car dans certains secteurs, la vigne avait subi des blocages de
maturité. « Nous avons vendangé sur vingt-deux jours, et effectué un tri drastique en
cuverie pour évacuer les raisins pas mûrs » se souvient Tristan Larsen, à
la tête du Château de Bellevue, à Villié-Morgon. La grêle de 2016 et 2017
a contribué à réduire les rendements naturellement généreux de 2018 dans tout
le centre du vignoble, à Morgon, Moulin-à-Vent, Regnié, Chénas, Fleurie et Chiroubles. C’est
logiquement dans ces secteurs -et en Côte de Brouilly, vignoble aux très fortes
pentes- que se situent les plus belles réussites, et que l’on trouve les vins
les plus concentrés.

Après des 2015 hors
normes, au profil rhodanien,
des 2016 élégants et des 2017 rares mais éclatants de fruit, les 2018 renouent
avec un certain classicisme. Les robes se révèlent profondes et bien colorées.
Les nez, complexes et intenses, voyagent selon les crus des épices aux fruits noirs,
des fleurs (pivoine, iris) à la cerise burlat. C’est la densité qui domine en
bouche, avec de belles structures tanniques et parfois une sensation de
« sucrosité » qui est la marque des grands millésimes. « Je n’avais
jamais vu une aussi belle qualité avec une récolte pleine », s’enthousiasme
Arnaud Desprès, du Domaine de la Madone, à Fleurie. « Les vins se goûtent
bien jeunes, mais ils se garderont longtemps, aussi longtemps que les 2015 et
plus longtemps que les 2009 » renchérit Cyril Chirouze.

Notre conseil :
remplissez vos caves !
Les crus du Beaujolais, vendus de moins de 10 € à une trentaine d’euros
pour les plus réputés, offrent aujourd’hui les meilleurs rapports qualité/prix
de tout le vignoble hexagonal. Cela devrait finir par se savoir…
Jean-Philippe Chapelon

Repères

Brouilly : 1 261
hectares (ha).

Chénas : 249 ha.

Chiroubles : 323 ha.

Côte de Brouilly :
316 ha.

Fleurie : 840 ha.

Juliénas : 537 ha.

Morgon : 1 100 ha.

Moulin-à-Vent : 627 ha.

Régnié : 424 ha.

Saint-Amour : 302 ha.

(Chiffres : Inter
Beaujolais)

Bientôt des premiers
crus ?

Tous les crus sont
engagés dans une démarche de caractérisation des terroirs, dont la finalité est
la hiérarchisation du vignoble, et la promotion de certaines parcelles en
premier cru. Guillaume Dumontet (Domaine des Fournelles, à Saint-Lager), qui
milite au sein des ODG Brouilly et Côte de Brouilly, explique que les deux
appellations du sud du vignoble avancent à pas de géant : « Depuis
plus d’un an, nous organisons une fois par mois une dégustation de tous les
vins des deux appellations, revendiqués en lieux-dits. Ce travail, qui nous a
permis de caractériser chaque terroir, a été conduit parallèlement aux
recherches sur l’histoire des crus réalisées par l’ancien président Michel
Trichard, et au travail du président Robert Perroud avec Frédéric Burrier, qui
a géré le dossier des premiers crus à Pouilly-Fuissé. Un dossier devrait être
bientôt déposé auprès de l’INAO pour les deux appellations. 17 lieux-dits
seraient revendiqués premier cru en Côte de Brouilly et 84 en Brouilly ».

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