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publié le 11 septembre 2014

2012, à consommer sans modération !

 

Nous en avions déjà dit le plus grand bien dans notre numéro spécial “nouveau millésime” sorti en juin 2013 et nos premières dégustations de vins en bouteilles confirment que la Bourgogne tient un grand millésime avec 2012. Tout ne s’est pas fait dans la facilité, avec notamment un printemps et un début d’été copieusement arrosés, mais le retour du beau temps vers la mi-août a démontré une fois de plus que finalement, en Bourgogne, c’est le dernier mois qui compte, le reste de l’année ne servant qu’à faire pousser la vigne et grossir les raisins. L’aure paramètre essentiel du millésime restera la faible récolte, ocassionnée par une succession de fléaux climatiques (froid polaire de début février, mauvaise floraison, mildiou, oïdium, grêle et grillure d’août pour finir). Ce numéro 119 de Bourgogne Aujourd’hui est donc marquée par l’arrivée dans nos pages du millésime 2012 avec deux guides d’achat : les vins rouges de Gevrey-Chambertin, grande (par la taille comme par la renommée) appellation de la Côte de Nuits et les appellations régionales mâcons et bourgognes. Les gevrey-chambertin villages, premiers crus et grands crus 2012 sont tout simplement “monumentaux” : colorés, riches à souhait, concentrés, avec, ce qui fait tout l’intérêt du millésime, beaucoup de fraîcheur, de classe et des fruités purs. Ils sont à la limite presque déjà agréables à déguster et on peut être sûr qu’ils vieilliront parfaitement bien. Seul problème et il est de taille : les prix, qui ont explosé dans beaucoup de domaines depuis quelques années à Gevrey-Chambertin, comme d’ailleurs un peu partout en Côte-d’Or. Si l’heure n’est pas aux folles dépenses, il faut bien payer ses impôts, alors les bourgognes et mâcons seront mieux que des
faire-valoir. En vins rouges, la maturité du pinot noir peut être un problème certaines années en appellations régionales bourgognes. Pas en 2012, puisque l’arrière-saison ensoleillée a permis de bien mûrir les raisins et les vins ont de belles structures denses, des fruités expressifs et frais. En appellations mâcons, ce sont comme toujours les blancs qui jouent les locomotives. Des blancs là aussi très riches, parfumés, gourmands et toniques. Et en matière de prix, on peut se faire plaisir avec les appellations régionales entre 5 et 10 euros la bouteille.Gevrey-Chambertin, Mâcons, Bourgognes, au total des centaines de vins entre 5 et 150 euros la bouteille à découvrir dans ce numéro 119 de Bourgogne Aujourd’hui.

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