Accueil Actualités Bien Boire en Beaujolais passe le cap !

publié le 16 février 2017

Bien Boire en Beaujolais passe le cap !

 

Bordeaux a sa “semaine des Primeurs”, début avril et le salon Vinexpo, tous les deux ans. Depuis 1990, la Bourgogne a toutes les années paires ses “Grands Jours de Bourgogne”, au mois de mars. En alternance avec la Bourgogne, le Rhône organise sa semaine “Découvertes en vallée du Rhône”. Bref, la plupart des grands vignobles français et étrangers ont ainsi des événements, des temps forts pendant lesquels les professionnels qui n’ont pas forcément le temps de venir chaque année peuvent venir faire un large tour d’horizon. Et le Beaujolais ? Les organisateurs de Bien Boire en Beaujolais pourraient reprendre la célèbre citation de Corneille :”Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port”. Il y a quelques années, une poignée de braves ont en effet décidé, en pleine crise, d’entretenir la flamme en organisant Bien Boire en Beaujolais. Ils n’étaient pas nombreux, bien moins que cinq cents à coup sûr. Au fil du temps, de la progression de la qualité dans le Beaujolais, des envolées de prix dans d’autres régions, de quelques millésimes exceptionnels (2009, 2011, 2015), le Beaujolais et ses vins ont retrouvé de la couleur et le client est revenu. Résultat, victime quelque part de son succès, BBB n’attire pas encore 3 000 personnes, mais la dernière édition, organisée sur une journée et demie, à frôlé les 2 000 et on a parfois eu l’impression de se marcher un peu sur les pieds. Pas l’idéal pour un importateur ou un caviste qui souhaitait trouver quelques fournisseurs.Il aurait été dommage de casser la dynamique et les organisateurs de BBB viennent, nous semble-t-il, de prendre une excellente décision : donner du temps aux professionnels qui viennent les voir. L’édition 2017 de Bien Boire en Beaujolais va ainsi s’étaler sur 3 jours (du dimanche 2 au mardi 4 avril 2017) et 3 lieux : Les Château de Pizay, de la Chaize et des Ravatys, situés à quelques kilomètres seulement les uns des autres. Impossible de donner ici la liste des vignerons (elle est sur le site de l’organisation), mais disons simplement que la fine fleur de la région sera présente, répartie en 5 associations différentes. A ne manquer sous aucun prétexte.
Christophe Tupinier

D’autres articles qui pourraient vous intéresser

Ève et Erwan Faiveley dans la cuverie de la maison, à Nuits-Saint-Georges.

Révolution en douceur chez Faiveley

Changement de style, rénovation des cuveries, investissements à Chablis, aux USA, dans l’art… Erwan Faiveley, en 2005, et sa sœur Ève, en 2014, ont succédé à leur père François à la tête de la maison nuitonne éponyme et ils n’ont pas perdu de temps…

29 juin 2022

Générateur anti grêle à vortex.

Grêle : la Bourgogne a-t-elle l’arme absolue ?

La Bourgogne et le Beaujolais n'ont pas été épargnés par la grêle cette année, mais si les deux régions ont, pour l'heure, beaucoup moins souffert que d'autres, elles le doivent sans doute à leur réseau de générateurs anti-grêle. L'arme absolue ?

24 juin 2022

Botte de paille dans les vignes, à Chapaize, dans le Mâconnais.

Comme un fétu de paille !

Après le gel, la grêle. Pour l'heure la Bourgogne et le Beaujolais s'en sortent "relativement" bien, mais le bout du chemin est encore loin.

22 juin 2022

Nos derniers magazines