Accueil Actualités Drouhin vend pour 1 million de dollars aux enchères !

publié le 21 mars 2014

Drouhin vend pour 1 million de dollars aux enchères !

 

La proposition avait été faite il y a quelques temps de
cela par la maison Sotheby’s et finalement la maison Joseph Drouhin (Beaune – 21) a accepté de
vendre aux enchères de vieux vins provenant de son oenothèque privée, un “détail” qui a son importance. La vente
a eu lieu le 8 mars dernier à New-York et elle a abouti à un résultat final bien
supérieur aux estimations initiales, avec 1 million de dollars de chiffre d’affaires
pour 1 800 bouteilles seulement. Tous les lots ont été vendus, auprès
d’acheteurs particuliers. Les ventes les plus remarquables concernent
logiquement de grandes appellations dont les prix ont flambé sur les derniers
millésimes : six bouteilles de musigny grand cru 1978 pour 19 600 $ (estimation 7
000 $), douze bouteilles de chambolle-musigny premier cru Les Amoureuses 1985 pour 19 600 $
également (estimation 7 000 $), douze bouteilles de chambertin Clos-de-Bèze
grand cru 1985 pour 14 700 $ (estimation 6 000 $), ou encore six bouteilles de montrachet
grand cru Marquis de Laguiche 1982 pour 8 000 $ (estimation 3000 $). « Pour
ce montrachet, les prix sont d’autant plus étonnants, qu’à l’époque le
millésime 1982 avait été très critiqué par la presse américaine », s’amusait
Frédéric Drouhin, PDG de la maison, rencontré le 20 mars lors de la soirée de
prestige des Grandes Maisons de négoce organisée au Château du Clos-de-Vougeot,
pendant les Grands Jours de Bourgogne. A noter au passage que Frédéric
Drouhin, prendra dans quelque jours la présidence du syndicat des négociants en
vins de Bourgogne, succédant ainsi à Louis-Fabrice Latour (maison Louis-Latour –
Beaune).
Pour en revenir à la vente du 8 mars dernier, ce résultat montre à notre avis deux
choses : l’engouement toujours plus important dont bénéficie la Bourgogne
auprès des grands amateurs et des collectionneurs et, dans le contexte récent
de l’affaire Kurniawan (fraude sur des vins notamment du domaine Ponsot – Morey-Saint-Denis) jugée en début d’année à New-York, le
fait que même si certains sont toujours
prêt à dépenser des sommes folles pour de grands vins lors des ventes aux enchères, il va sans doute falloir à l’avenir
leur donner des garanties sérieuses sur la provenance de ces vins…Payer cher, d’accord, mais pas n’importe quoi !

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