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publié le 10 septembre 2014

Guillaume d’Angerville : La biodynamie mon grand projet !

 

Y-a-t-il des qualités propres au métier
de banquier que l’on retrouve dans celui de vigneron ?

Il y a très
peu de choses en commun à vrai dire. La chose commune, c’est la nécessité
d’être très attentif aux détails. Comme on dit : le diable est dans les
détails. Dans la vigne et la  vinification,
les détails font aussi la différence.

En quoi consiste aujourd’hui le
métier de vigneron ? Quelles ont été vos priorités à votre arrivée ?

Mon grand
projet était de convertir le domaine en biodynamie. J’avais cette idée en tête
davantage pour des questions écologiques que d’amélioration de la qualité de
mes vins. J’ai cette fibre en moi. La biodynamie répondait à cette question de
la protection des terroirs. J’ai compris ensuite qu’il y avait des effets
secondaires au niveau de la qualité des vins.

Pourquoi pas la biodynamie en
particulier ? Ce mode de culture n’est pas simple à raccrocher à une
approche rationnelle. 

Je me suis
souvent posé cette question, d’autant que mon beau-frère, lui, est ingénieur
agronome. Quand je lui ai dit que je souhaitais passer en biodynamie, il m’a
répondu : Tant que tu ne m’auras pas expliqué comme cela marche, je ne
pourrais pas te soutenir dans cette initiative. On a argumenté tout les deux de
2003 à 2005. Finalement, j’ai dit : Je veux faire cette expérience mais
puisque que tu es réticent nous allons procéder par étapes. Très rapidement, il
a eut ce qu’on appelle la foi du converti. Il est devenu plus enthousiaste que
moi. Il a vu les choses. Mais on ne peut pas les expliquer complètement. Ce
n’est pas en contraction avec mon côté rigoureux, cartésien, hérité de mon
métier précédent. La vie est réglée par les cycles lunaires, je ne vois pas
pourquoi le cosmos n’aurait pas un impact sur les vignes aussi. J’ai eu la
chance d’avoir comme amie très ancienne Anne-Claude Leflaive, on se connait
depuis que l’on a 16 ans, naturellement je suis venu la voir à mon retour au
domaine. Elle m’a tout de suite dit qu’il fallait que je passe en biodynamie et
pourquoi c’était intelligent de le faire.

Propos recueillis par Laurent Gotti

La suite est à lire dans Bourgogne Aujourd’hui 119. A paraître
demain !

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