Accueil Actualités Hospices de Beaune 2015 : comment (bien) casser votre tirelire !

publié le 10 novembre 2015

Hospices de Beaune 2015 : comment (bien) casser votre tirelire !

 

La 155ème vente des vins des Hospices de Beaune se tiendra ce dimanche 15 novembre sous les halles de la ville. 575 pièces de 228 litres (300 bouteilles), réparties en 47 cuvées (dont 16 de vins blancs), seront mises en vente ; c’est une première information importante puisque 534 pièces avaient été vendues en 2014 et 443 seulement en 2013. Après plusieurs années marquées par de violents orages de grêle, le domaine des Hospices de Beaune retrouve donc une production un peu plus normale, avec néanmoins guère plus de 27 hectolitres à l’hectare sur l’ensemble du domaine. Millésime très précoce, “chaud”, ensoleillé, vendangé dès le 27 août dans le Mâconnais (AOC Pouilly-Fuissé) et le 2 septembre en Côte de Beaune, 2015 est déjà annoncé comme une “star”, à l’égal des plus grands millésimes Bourguignons de ces dernières décennies : 2009, 2005, 1999, 1990, 1989, 1985, etc. Pour son premier millésime aux commandes du domaine, Ludivine Griveau a donc bénéficié d’un petit coup de pouce du destin. Elle a su en tirer partie en produisant un très beau millésime, homogène, sans la moindre cuvée “faible” comme on peut en trouver dans les années plus “normales. Ses 2015 s’expriment dans un style riche et bien équilibré en vins blancs, structuré, dense et précis en vins rouges.
Depuis 2005 et la prise en mains des enchères par la vénérable maison Christie’s, il est désormais possible pour les particuliers d’acheter des vins le jour de la vente, par internet ou même dans la salle. Si vous souhaitez donc vous délester de quelques milliers voire dizaines de milliers d’euros, voici donc nos 10 cuvées “coups de coeur” de la récolte 2015 aux Hospices de Beaune. 10 cuvées mises en avant pour la qualité intrinsèque des vins, mais aussi, pour certaines, pour leurs (relativement) bons rapports qualité-prix.

Vins rouges
Clos de la Roche grand cru cuvée Cyrot-Chaudron/G. Kritter – 19 sur 20
Le domaine exploite 25 ares dans le clos de la roche et ce vin est à notre sens la grande cuvée de la vente 2015 en rouges. Robe grenat, intense, vive. Arômes puissants, profonds, concentrés, de fruits noirs bien mûrs, le tout avec une grande fraicheur. Le vin est d’une formidable persistance en bouche, racé, dense, charnu, le tout avec une finale minérale pure et délicate.
Prix de vente estimé à la pièce : 30 000 à 50 000 €.

Volnay premier cru Santenots cuvée Gauvain – 18 sur 20
“Volnay is back” ! Matraqué par la grêle ces dernières années, le vignoble de Volnay, en Côte de Beaune, a été épargné en 2015 et il retrouve aussitôt sa place parmi les meilleures AOC rouges de Bourgogne. Ce Santenots est une merveille, avec des arômes puissants, denses, précis, un fruité noir mûr et frais. En bouche, ce vin concentré à souhait illustre bien ce que la Bourgogne peut offrir dans ses grandes années, le tout avec des tannins racés, soyeux et fins.
Prix de vente estimé à la pièce : 6 000 à 8 500 €.

Corton grand cru Clos du Roi – cuvée Baronne du Baÿ – 17,5 sur 20
Ce n’est que depuis 2007 que les Hospices commercialise à part cette cuvée issue de 84 ares de vignes au coeur de la Colline des Cortons. On a ici la quintessence du grand cru corton avec beaucoup de force, de richesse, mais aussi un côté “civilisé”, fin, charnu et équilibré. Un corton riche mais surtout très harmonieux et raffiné.
Prix de vente estimé à la pièce : 10 000 à 15 000 €.

Volnay premier cru Santenots cuvée Jéhan de Massol – 17 sur 20Revoilà Volnay et à nouveau dans les Santenots. Ceux qui connaissent les Hospices ne seront toutefois pas surpris de retrouver la cuvée Jéhan de Massol à ce niveau. Son style est différent de celui de la cuvée Gauvain, avec un vin peut-être moins concentré, mais tout aussi précis, pur et élégant.
Prix de vente estimé à la pièce : 6 000 à 8 500 €.

Beaune premier cru cuvée Guigone de Salins – 16,5 sur 20Composée par l’assemblage de trois climats (Bressandes, Les Seurey et Champs Pimont) la cuvée de l’épouse de Nicolas Rolin, fondateur des Hospices, est toujours un grand moment et 2015 ne déroge pas à la règle. Le vin est riche, plein, précis, avec un côté soyeux, tendre et délicat.
Prix de vente estimé à la pièce : 4 500 à 7 000 €.

Beaune premier cru Grèves cuvée Pierre Floquet – 16,5 sur 20Les Hospices exploitent 77 ares de vignes dans les Grèves, l’un des plus beaux climats de Beaune. Le vin est charnu, gourmand, encore ferme, mais long, délicat, avec un grain enrobé, dense et élégant.
Prix de vente estimé à la pièce : 4 500 à 7 000 €.

Auxey-Duresses premier cru Les Duresses cuvée Boillot – 15,5 sur 20
La vigne est dans le giron des Hospices depuis 1898 et le legs d’Antoinette Boillot, un nom très répandu sur la Côte. Ce 2015 présente une robe très colorée. Le nez est “mat”, dense, concentré, précis… La bouche est à l’unisson avec beaucoup de volume, de force, un fruité mûr et une fermeté qui va demander quelques années pour s’amadouer. Prometteur !

Prix de vente estimé à la pièce : 4 000 à 6 000 €.

Vins blancs

Corton-Charlemagne grand cru cuvée François de Salins – 18 sur 20
Cette cuvée est issue de la production de 48 ares de vignes plantées dans le climat Le Charlemagne, dans le coeur historique de l’AOC. Ce vin offre une parfaite illustration de la grandeur de ce terroir avec une matière dense, sans la moindre lourdeur, un fruité riche et frais, le tout avec beaucoup de longueur et une minéralité à la fois ciselée et fine.
Prix de vente estimé à la pièce : 20 000 à 30 000 €.

Meursault premier cru Les Charmes cuvée Albert Grivault – 17,5 sur 20
Située dans les Charmes-Dessus, la vigne des Hospices a donné en 2015 un vin de haute tenue, long en bouche, riche, gras, enrobée, généreux et précis. Richesse et harmonie !
Prix de vente estimé à la pièce : 9 500 à 13 500 €.

Saint-Romain village cuvée Joseph Menault – 15 sur 20Faisons le grand écart en passant d’un meursault premier cru à un saint-romain village, mais c’est une cuvée à ne pas manquer… si les prix restent sages. Il est évident que sur ce terroir d’altitude (plus de 400 mètres), “frais”, la vigne a bien aimé la chaleur de 2015 ; elle a mûri ses grappes de chardonnay, ce qui n’était pas toujours le cas ces dernières où l’on avait la minéralité, la tension, mais pas toujours le “gras”. Ce 2015 a les deux, un beau fruité aux notes d’agrumes mûrs, la pureté et une belle finale minérale.
Prix de vente estimé à la pièce : 4 200 à 6 500 €.

D’autres articles qui pourraient vous intéresser

Ève et Erwan Faiveley dans la cuverie de la maison, à Nuits-Saint-Georges.

Révolution en douceur chez Faiveley

Changement de style, rénovation des cuveries, investissements à Chablis, aux USA, dans l’art… Erwan Faiveley, en 2005, et sa sœur Ève, en 2014, ont succédé à leur père François à la tête de la maison nuitonne éponyme et ils n’ont pas perdu de temps…

29 juin 2022

Générateur anti grêle à vortex.

Grêle : la Bourgogne a-t-elle l’arme absolue ?

La Bourgogne et le Beaujolais n'ont pas été épargnés par la grêle cette année, mais si les deux régions ont, pour l'heure, beaucoup moins souffert que d'autres, elles le doivent sans doute à leur réseau de générateurs anti-grêle. L'arme absolue ?

24 juin 2022

Botte de paille dans les vignes, à Chapaize, dans le Mâconnais.

Comme un fétu de paille !

Après le gel, la grêle. Pour l'heure la Bourgogne et le Beaujolais s'en sortent "relativement" bien, mais le bout du chemin est encore loin.

22 juin 2022

Nos derniers magazines