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publié le 13 août 2013

La grêle, trois semaines après…

 

Le 23 juillet dernier, en milieu d’après-midi, plusieurs orages de grêles ont frappé l’équivalent de 1 500 hectares au coeur de la Côte de Beaune. Dans les vignobles concernés – Volnay, Pommard, Beaune, Savigny-les-Beaune, Pernand-Vergelesses et Aloxe-Corton-, les dégâts varient d’une parcelle à l’autre, comme si la grêle prenait la forme de vagues, mais on peut dire aujourd’hui qu’aucun secteur n’a véritablement été épargné. Comme le montrent les photos ci-jointes prises le 13 août dans le Beaune premier cru Les Grèves, par Gilles Trimaille (collaborateur à Bourgogne Aujourd’hui et passionné de photos) les vignerons ont en quelque sorte eut un peu de chance dans leur malheur. Avec le temps ensoleillé et sec qui s’est installé sur la région début juillet et qui a perduré depuis les orages, les grains touchés par les grêlons ont en effet séché et il suffit parfois de secouer le pied de vigne pour qu’ils tombent. Ces grains ne seront donc pas des foyers potentiels de développement pour la pourriture grise s’il venait à pleuvoir dans les prochaines semaines et ils ne donneront pas aux vins ces goûts secs que l’on qualifie de “goûts de grêle”.
L’autre conséquence très visible sur ces photos concerne le feuillage. Après la grêle, la vigne se recroqueville sur elle-même, prend du retard et les feuilles blessées sèchent. Même si des feuilles de “deuxième génération”, d’un vert plus clair, poussent par endroit (on peut le voir en arrière-plan sur l’une des photos), elles sont toutefois moins efficaces pour assurer la photosynthèse et par la même la maturation des baies que les feuilles de “première génération”. Le beau temps a donc largement contribué à panser les plaies. Néanmoins, la perte de récolte sera à coup sûr considérable dans les vignes grêlées (30 à 90%) et il faut maintenant attendre la fin du mois de septembre pour avoir le verdict qualitatif du millésime.

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