Accueil Actualités Le domaine Leflaive en pouilly-fuissé !

publié le 17 octobre 2014

Le domaine Leflaive en pouilly-fuissé !

 

“Le domaine Leflaive (Puligny-Montrachet – 21), domaine phare de la Côte de Beaune vient d’acquérir 9 hectares de vignes en appellation mâcon-verzé (…) à l’instar du vignoble de la Côte de Beaune, les vignes seront cultivées en biodynamie”, écrivions nous début février 2004 dans les pages de Bourgogne Aujourd’hui. Dix ans plus tard, les 9 hectares initiaux ont fait des “petits” et le domaine Leflaive dans le Mâconnais couvre aujourd’hui plus de 20 hectares. Si l’on ajoute les 25 hectares en Côte-d’Or, 200 000 à 250 000 bouteilles sont produites chaque année sous l’étiquette domaine Leflaive. Pour en revenir au Mâconnais, la grande nouvelle, c’est l’arrivée dans la gamme du domaine de l’appellation pouilly-fuissé, cru emblématique du Mâconnais. Leflaive exploite désormais un peu plus de 3 hectares de vignes sur le village de Solutré et notamment au lieu-dit En Pragne, un beau coteau exposé plein sud, sur un sol argilo-calcaire parfait pour le chardonnay. Bref, le potentiel est au rendez-vous et les clients du domaine pourront en juger dès le millésime 2013 qui sera mis en bouteille dans quelques mois. Rappelons au passage que Dominique Lafon, autre vigneron “star” de la Côte de Beaune, installé à Meursault, s’est lui aussi implanté en pouilly-fuissé en reprenant il y a un an environ, avec Olivier merlin (vigneron à la Roche-Vineuse – 71), le Clos des Quarts, à Chaintré. Lafon, Leflaive… Peut-on parler de “consécration” pour le cru pouilly-fuissé de voir ainsi arriver sur ses terres deux domaines “vedettes” de la Côte de Beaune ? Certainement pas. Pouilly-fuissé a su se faire un nom “tout seul” et les grands vignerons locaux ne manquent pas sur le cru. Pour autant, alors que le dossier des pouilly-fuissé premiers crus avancent peu à peu, il nous semble que l’on peut quand même parler d’une forme de reconnaissance. Tous les grands vignerons de Côte-d’Or ouverts d’esprit connaissent parfaitement le potentiel des meilleurs terroirs de pouilly-fuissé, alors les voir investir ici n’est pas un hasard. Et puis si l’on veut bien considérer le prix d’un hectare de vigne en meursault ou puligny-montrachet village (plus d’un million d’euros), investir en pouilly-fuissé (200 000 euros l’hectare) n’est manifestement pas une mauvaise affaire.
Christophe Tupinier

D’autres articles qui pourraient vous intéresser

Ève et Erwan Faiveley dans la cuverie de la maison, à Nuits-Saint-Georges.

Révolution en douceur chez Faiveley

Changement de style, rénovation des cuveries, investissements à Chablis, aux USA, dans l’art… Erwan Faiveley, en 2005, et sa sœur Ève, en 2014, ont succédé à leur père François à la tête de la maison nuitonne éponyme et ils n’ont pas perdu de temps…

29 juin 2022

Générateur anti grêle à vortex.

Grêle : la Bourgogne a-t-elle l’arme absolue ?

La Bourgogne et le Beaujolais n'ont pas été épargnés par la grêle cette année, mais si les deux régions ont, pour l'heure, beaucoup moins souffert que d'autres, elles le doivent sans doute à leur réseau de générateurs anti-grêle. L'arme absolue ?

24 juin 2022

Botte de paille dans les vignes, à Chapaize, dans le Mâconnais.

Comme un fétu de paille !

Après le gel, la grêle. Pour l'heure la Bourgogne et le Beaujolais s'en sortent "relativement" bien, mais le bout du chemin est encore loin.

22 juin 2022

Nos derniers magazines