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publié le 12 septembre 2014

Le liège se rebiffe !

 

Face à une baisse sensible du fameux
« goût de bouchon » la percée des bouchons alternatifs, synthétiques
ou capsule à vis, est restée tout relative. Au début des années 2000, nos
dégustations étaient largement ponctuées par les bras levés des dégustateurs
signalant un échantillon défectueux. Le plus souvent le bouchon était
incriminé. Une odeur caractéristique de moisi humide, masquant tout ou une
partie de l’expression aromatique du vin… Sur des sessions de 300 à 400 vins
dégustés, il était fréquent d’avoir à remplacer entre 30 et 40 bouteilles. Soit
une bonne dizaine de pourcent des vins présentés. Ce chiffre a été divisé par
deux ou trois aujourd’hui.

Une évolution très favorable confirmée
par le suivi aval de la qualité. Ce service de l’interprofession des vins
de Bourgogne (BIVB) est en première ligne pour analyser les fluctuations de
qualité des vins de la région. Il réalise des prélèvements des bouteilles sur
les différents marché en France et à l’étranger, aussi bien sur les circuits traditionnels
qu’en grande distribution.

« Les pourcentages de goûts de bouchon ont
considérablement baissé. En 2002, 12% des vins étaient notés bouchonnés par les
dégustateurs (mais non analysés à l’époque). Il se situe plutôt autour de 1% aujourd’hui (confirmé par analyses). Mais cette proportion est plus élevée si l’on tient
compte des vins notés « bouchons et assimilés » qui ne sont pas
détectables à l’analyse, mais pour lesquels la perception aromatique du vin
est modifiée », expose Dominique Meluc, responsable de l’observatoire de
la qualité.

Les 
alternatives au bouchage en liège semblent perdre du terrain en Bourgogne
après avoir connu une période de conquête. « Le bouchage liège reste aux environs de 80 à 85%, avec
des valeurs plus ou moins élevées selon le pays de prélèvement », analyse
Dominique Meluc. « Les obturateurs synthétiques ont atteint un maximum de
25% en 2006, pour se situer maintenant entre 6 et 10% selon les programmes et
les marchés prélevés. Les capsules ont progressé entre 2003 et 2009 pour
atteindre jusqu’à 4% de nos prélèvements, (c’est encore le cas en 2013), mais
elles restent très liées aux pays de prélèvement, et en particulier aux marchés
comme le Royaume Uni ».

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