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publié le 24 avril 2014

Les crus du Beaujolais à la loupe !

 

Juliénas, une synthèse

Juliénas est l’un de ces crus du
beaujolais capable de donner des cuvées uniques. Peu de terroirs peuvent en
effet faire une heureuse synthèse entre solidité de la structure tannique,
élégance mais aussi expression aromatique tout en fraîcheur et en finesse (des
notes de pivoine, de violette, de petits fruits rouges). C’est la magie du
gamay sur des terroirs qui ont une forte personnalité.

Terroir : granitique mais aussi une
partie de schistes, de grès et présence d’argile.

Superficie : 578 hectares

Production : 4 millions de
bouteilles

Chénas, voluptueux

Depuis plusieurs siècles Chénas est
identifié comme un des terroirs les plus qualitatifs du beaujolais. Des écrits
datant de 1769 l’attestent. Ce sont des vins racés et complexes, “une
gerbe de fleurs déposée dans une corbeille de velours”, affirme une
expression à leurs sujets. Des arômes floraux de pivoine, de rose avec des
nuances épicées caractérisent généralement le nez des chénas. En bouche, il
réalise la synthèse entre charpente et finesse.  

Terroir : granit principalement
avec présence de manganèse

Superficie : 266 hectares

Production : 1,8 million de
bouteilles

Moulin-à-vent, l’emblème

Le moulin trône toujours sur un coteau
du vignoble, emblème d’une appellation. Et au-delà.  Moulin-à-vent joue les porte-drapeaux de
l’ensemble des crus du beaujolais. Il est aussi appelé le “seigneur du
beaujolais”. Il n’est pas rare non plus d’entendre les producteurs de
l’appellation parler d’analogie avec les vins de Bourgogne pour définir ses
qualités gustatives. En cave, la traditionnelle macération carbonique laisse
d’ailleurs souvent la place à des méthodes plus bourguignonnes. C’est un vin
complet, robuste, qui  peut prendre les
arômes les plus enchanteurs : violette, rose fanée, réglisse, fruits
rouges.

Terroir : granitique infiltré de filons
de manganèse

Superficie : 655 hectares

Production : 4,6 millions de
bouteilles

Brouilly, la transition

C’est le plus méridional des crus du
Beaujolais. Séducteurs, flatteurs, agréables, les vins de l’appellation
brouilly constituent la transition idéale entre beaujolais-villages et crus.
Autant dire qu’il ne faut pas chercher dans un brouilly l’ampleur et la
concentration mais plutôt un fruité expressif évoquant souvent les petits fruits
rouges. L’aire de production, la plus vaste des crus, s’étend sur 6 communes.

Terroir : sol maigre, granit rose,
diorite, substrats marno-calcaires.

Superficie : 1 331 hectares (soit
20% de la superficie total des crus)

Production : 9,2 millions de
bouteilles

Régnié, le dernier-né

C’est le dernier-né des crus du Beaujolais.
Son acte de naissance date de 1988. Le village se remarque par son église qui
rappelle la basilique de Fourvière (l’architecte est le même). C’est un cru qui
se déguste très bien dans sa jeunesse pour son expression aromatique intense et
flatteuse. On y retrouve les arômes, frais (groseille, cassis, framboise) qui
caractérisent les gamays bien nés.

Terroir : arènes issues de granit
rose, sable, éléments minéraux divers.

Superficie : 393 hectares

Production : 2,6 millions de
bouteilles
Chiroubles, le séducteur

Haut perché au coeur du secteur des crus
du Beaujolais, les vignes de Chiroubles s’étagent de 250 à 450 mètres d’altitude.
Un élément important pour comprendre le caractère frais et friand des vins de
ce cru. Le terme “gouleyant” lui convient particulièrement. Les
arômes de fruits rouges s’associent parfois avec des arômes plus floraux (iris,
violette, pivoine).

Terroir : géologie homogène – granit
à granulométrie grossière et granulite.

Superficie : 358 hectares

Production : 2,5 millions de
bouteilles

Côte de Brouilly, un tempérament volcanique

Le nom de “côte” n’est ici pas
usurpé. Les pentes peuvent atteindre des pourcentages très élevés. La côte de
Bouilly est le vestige d’un ancien volcan. Elle se déploie sur les quatre
communes constituant l’appellation. Les vins sont assez capiteux, disposant
d’une bonne assisse tannique. Des arômes poivrés et une note minérale sont
généralement présents au nez.

Terroir : roche dure d’origine
volcanique (“Pierre bleue”).

Superficie : 312 hectares

Production : 2,15 millions de bouteilles

Morgon,un grain particulier

Morgon est une appellation qui donne les
vins parmi les plus typés du Beaujolais. Certains des climats (lieux-dits) ont
d’ailleurs une véritable notoriété, la fameuse côte du Py en tête. On peut
également citer Les Charmes ou encore Corcellette. Autant de terroirs marqués
par le schiste. Ce dernier donne un grain particulier au cru. Ce sont des vins
assez charpentés et charnus. Au niveau aromatique ce sont les fruits à noyaux
qui l’emportent souvent.

Terroir : schistes riches en oxyde
de fer et en manganèse.

Superficie : 312 hectares

Production : 2,15 millions de
bouteilles

Fleurie, tout en nuance

Son nom a fait beaucoup par sa
notoriété. Il n’a pourtant rien à voir avec le bouquet des vins de
l’appellation mais fait référence à un légionnaire romain. Dominée par la
colline de la Madone
(offrant un beau panorama sur le vignoble), la topographie de l’appellation est
assez mouvementée. Un total de 13 climats (lieux-dits) est officiellement
répertorié. Selon les secteurs, des nuances assez importantes apparaissent dans
les vins. La partie haute donne des vins en finesse, aromatiques. Plus bas, les
vins gagnent en charpente.

Terroir : arène granitique aux tons
rosés

Superficie : 870 hectares

Production : 6 millions de
bouteilles

Saint-Amour, mieux qu’un flirt

Il n’y pas que les âmes fleurs bleues
qui trouveront leur compte avec un saint-amour. Les amateurs de bonnes
bouteilles également. Bon nombre de cuvées livrent des tannins fins, d’une
belle consistance, un nez aux arômes kirchés, épicés ou floraux.

Terroir : granit, argile et silice

Superficie : 323 hectares

Production : 2,2 millions de
bouteilles

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