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publié le 22 août 2013

Louis Jadot investit en Oregon

 

“C’est un challenge très excitant, nous sommes comme des
enfants”, lance Pierre-Henry Gagey, le PDG de la maison Jadot (Beaune – 21), dans un
grand éclat de rire avant d’ajouter “notre maison est et restera
bourguignonne, mais nous sommes des entrepreneurs. On avance, on construit,
c’est notre ADN et une opportunité intéressante s’est présentée”. Jadot
vient donc d’acquérir la winery Resonance Vineyard, un domaine d’un seul
tenant, sans stock (tout était vendu en raisins) créé en 1981 par Kevin
Chambers, comprenant 8 hectares de pinot noir, dans la Willamette
Valley, en Oregon ; cette région du nord-ouest des USA étant considérée comme faisant partie
des vignobles les plus intéressants dans le monde, en dehors de la
Bourgogne, pour la culture du cépage pinot noir. Le montant de l’opération est resté secret, “mais on est très loin des prix du foncier en Bourgogne”, commente le PDG de Jadot.
Resonance Vineyard
présente la double particularité d’être un vignoble non greffé et d’être
cultivé dans l’esprit de la biodynamie. “Le phylloxéra est présent en
Oregon. Tous les vignobles entourant Resonance Vineyard sont sur
porte-greffe et pour le moment ils semblent faire barrage. Quant à la
culture biodynamique, nous avons l’intention de poursuivre dans la même voie”. La
conduite du domaine sera confiée à Jacques Lardière, le directeur
technique emblématique de Louis Jadot depuis plus de 40 ans et fraichement
retraité à la fin 2012. “Il nous fallait un homme de confiance pour
s’occuper de tout cela. Jacques est en pleine forme et il y a une forme
de logique à lui confier cette mission”, explique Pierre-Henry Gagey.
Dans un premier temps au moins les vinifications se feront “chez un
voisin”, à la Trisaetum Winery dont les installations étaient
surdimensionnés par rapport à la taille du domaine.Pour la maison Jadot, cet investissement est historique,
puisque depuis sa création au XIXème siècle, c’est la première fois
qu’elle sort de la “grande Bourgogne” (Bourgogne-Beaujolais). Pour autant, selon P-H. Gagey,
elle n’entend pas bruler les étapes. “Il n’y a  aucune stratégie définie
pour les 10 prochaines années en matière d’implantations externes de ce
type. Nous allons d’abord observer, écouter, apprendre, essayer de
produire des bons vins en Oregon ; nous verrons ensuite s’il est possible d’aller
plus loin en précisant que si d’autres investissements se font à
l’avenir, cela sera obligatoirement dans l’univers qui est le nôtre, celui du pinot noir et
du chardonnay”.Dans la “grande Bourgogne”, la maison Jadot exploite à ce jour un peu moins de 210 hectares de vignes répartis en plusieurs domaines : 105 ha environ en Côtes de Beaune et de Nuits (dont plus de 60 en premiers et grands crus), 18,2 en pouilly-fuissé et 85 dans le Beaujolais.

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