Accueil Actualités Michel Bettane : “la vente est devenue plus professionnelle, mais ennuyeuse !”

publié le 18 novembre 2013

Michel Bettane : “la vente est devenue plus professionnelle, mais ennuyeuse !”

 

Question : Michel Bettane, depuis combien de temps suivez-vous la vente et que pensez-vous de l’évolution des dernières années ?
“Je viens depuis 30 ans environ. La vente est plus aseptisée, plus policée, mais elle est aussi devenue extrêmement ennuyeuse. Il n’y a plus le crieur, plus les enchères à la chandelle, les noms des acheteurs ne sont plus donnés dans la salle. C’est sans aucun doute plus professionnel, plus efficace, mais c’est beaucoup moins bourguignon qu’avant. Et puis je n’aime pas ce principe des acheteurs au téléphone, en ligne avec les gens de chez Christie’s. Ces acheteurs existent-ils vraiment toujours ? Sont-ils parfois utilisés opportunément pour faire monter les cours ? J’ai des doutes. Question : On voit une montée en puissance des acheteurs asiatiques et l’un d’eux qui vient d’ailleurs d’acquérir la pièce de Charité, un meursault Genévrières Philippe le Bon, aux prix de 131 000 euros. Cela vous étonne-t-il ?Non, mais voir des gens acheter des vins aussi chers et à des cours aussi éloignés du marché met en lumière le snobisme des riches clients asiatiques, tout particulièrement en Chine continentale. C’est un marché neuf, qui manque de maturité, où les gens achètent des vins à 2 ou 400 Euros. Ils ne connaissent le milieu de gamme et tout le défi des Bourguignons notamment sera de leur faire connaître ces vins entre 10 et 30 euros.

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