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publié le 17 septembre 2014

Millésime 2014 : enfin du vin !

 

Pas d’euphorie, pas d’emballement. Pas de « millésime
du siècle » non plus. Les présidents du l’Interprofession des vins de
Bourgogne (BIVB) n’ont pas crié victoire au cours d’un point presse, ce mardi
16 septembre, en évoquant le millésime 2014. Un magnifique soleil de septembre
continue pourtant de prodiguer ses bienfaits sur les vignes.

La récolte 2014 s’annonce qualitative, les raisins sont
globalement sains avec des niveaux de concentration en sucre digne d’une belle
année, sans pour autant battre des records.

« Les raisins ne sont pas de la qualité de 2009 ou de
2005, mais d’un très bon niveau. Seule quelques parcelles méritent un soin
particulier, un peu de tri est comme d’habitude nécessaire… », exposaient
Louis-Fabrice Latour et Claude Chevalier, présidents du BIVB.

Le sujet de satisfaction du millésime c’est aussi, et
peut-être surtout, le volume de la récolte. Il est estimé à 1,45 million
d’hectolitres. Une quantité que la Bourgogne n’avait plus connue depuis 2009.

De quoi remplir des caves à secs depuis trop longtemps. Le
négoce bourguignon ne dispose que de 9 mois de stock. « En terme de
faiblesse de volume, c’est la situation la plus délicate de l’histoire moderne
de la Bourgogne, c’est à dire depuis 40 ans », estime Louis-Fabrice
Latour. Avec pour conséquence des hausses de prix incontrôlées…

Le négoce bourguignon s’apprête donc à acheter massivement.
Mais évidemment les cours élevés du vrac, s’ils suivaient la tendance de ces
dernières années, pourraient refroidir les ardeurs de la profession. Les
amateurs accepteraient difficilement une nouvelle hausse.

Les derniers chiffres des ventes de bourgogne à l’export
(-13 à 14% en volume) à l’appui, Louis-Fabrice souligne les risques de pertes
de marché notamment sur l’entrée de gamme de la région. « Jamais je n’ai
autant voyagé pour fournir des explications à des clients désemparés »,
explique le PDG de la maison Louis Latour (Beaune).

Claude Chevalier, vigneron, formule lui aussi le voeu d’une
« stabilisation de la hausse des cours ». Autant d’éléments
expliquant que le triomphalisme n’est pas à l’ordre du jour en 2014. Mieux vaut
prévenir toute nouvelle surchauffe…

Laurent Gotti

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