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publié le 08 mars 2017

Que serait la Bourgogne sans les femmes ?

 

Pour être parfaitement clair, les “journées de…” nous semblent surtout être des prétextes pour se donner bonne conscience à peu de frais. Toujours est-il que c’est aujourd’hui la “journée de la femme” et voici donc ci-dessous l’article que nous avions consacré à la présence essentielle des femmes dans le vignoble bourguignon dans le numéro 107 de Bourgogne Aujourd’hui.Christophe Tupinier
“Et si dans une vingtaine d’années,
 les femmes devenaient majoritaires
dans les domaines et maisons de négoce en Bourgogne ? Nous n’en sommes
pas encore là, mais que de chemin parcouru en une vingtaine d’années,
que d’évolution des mentalités, pour amener doucement mais sûrement les
femmes aux commandes. Avec leurs personnalités et leurs itinéraires
différents, les trois vigneronnes mises en avant dans ce dossier –
Christine Gruère-Dubreuil (Dubreuil-Fontaine – Pernand-Vergelesses –
Côte de Beaune), Anne-Gros (Vosne- Romanée – Côte de Nuits), Caroline
Lestimé (Jean-Noël Gagnard – Chassagne-Montrachet
Côte de Beaune) –
illustrent cette montée en puissance du sexe féminin dans les domaines
et maisons de Bourgogne et elles sont même devenues des références
reconnues dans leurs ­villages et appellations respectifs. Trois femmes
et il faut en citer beaucoup d’autres.

Dans l’Yonne, Nathalie Fèvre, Clotilde Fèvre et Lyne Marchive ont
rapidement fait parler d’elles et Ghislaine Goisot
(Saint-Bris-le-Vineux) est une vigneronne et une dégustatrice aussi
redoutée que respectée.

En Côte de Nuits, la jeune Alexandrine Roy s’inscrit dans les pas de
Sylvie Esmonin pour produire des gevrey-chambertin de premier ordre. À
Chambolle-Musigny, on n’est pas très inquiet en voyant Prune Amiot
succéder à ses parents (Domaine Amiot-Servelle). À Morey-Saint-Denis,
Virginie Taupenot (Domaine Taupenot-Merme) préside l’association femmes
et vins de Bourgogne tout en cogérant le domaine familial et la toute
frêle Bertille Arlaud (Domaine Arlaud) passe le cheval dans les vignes ;
quant aux soeurs Mugneret (Mugneret-Gibourg – Vosne-Romanée), elles sont
au sommet de leur art. En Côte de Beaune, Chloé et Julie Chevalier
(Ladoix-Serrigny) succèdent avec tonus à leur père Claude, Brigitte
Berthelemot (Meursault) a créé un domaine qui en cinq petites années est
devenu une référence et à Beaune, Lauriane André reprend le domaine de
ses beaux-parents (Domaine des Terregelesses) avec de grandes ambitions.

La Saône-et-Loire n’est pas en reste avec notamment Agnès Dewé (Domaine
de Launay Mercurey) et Chloé Bayon (Fuissé), aussi brillantes en vins
rouges qu’en blancs.

En oenologie, beaucoup ont fait et font autorité, à l’image de Laurence
Jobard (retraitée en 2006 de la Maison Joseph Drouhin, à Beaune), 
de
l’incontournable Nadine Gublin (Domaine Jacques Prieur – Meursault), de
Ludivine 
Griveau qui depuis dix ans redonne leurs lettres de noblesse
aux vins de la Maison Pierre André (Aloxe-Corton), ou encore de
Géraldine Godot qui y est pour beaucoup dans la montée en puissance de
la Maison Alex Gambal (Beaune) depuis quelques millésimes. Certaines ont
même été des pionnières, n’hésitant pas à affronter tous les
scepticismes à l’image d’Anne-Claude Leflaive, pasionaria de la
viticulture biologique et biodynamique en Bourgogne qui a sans aucun
doute inspiré Cécile Tremblay (Vosne-Romanée) et Anne Parent (Pommard)
dans leur conversion à la viticulture biologique.

Le négoce-éleveur n’est pas reste et si aucune des principales maisons
n’a à ce jour une femme à sa tête, Francine Picard
(Chassagne-Montrachet), Nathalie Bergès-Boisset ou encore Véronique
Drouhin-Boss ont leur mot à dire dans la conduite des affaires. Pardon à
celles que nous avons oubliées, mais il est clair qu’aucune région,
aucune tendance n’échappe à cette lame de fond et nous avons tendance à
penser que c’est un bien pour la Bourgogne !Et si dans une vingtaine
d’années,
 les femmes devenaient majoritaires dans les domaines et
maisons de négoce en Bourgogne ? Nous n’en sommes pas encore là, mais
que de chemin parcouru en une vingtaine d’années, que d’évolution des
mentalités, pour amener doucement mais sûrement les femmes aux
commandes. Avec leurs personnalités et leurs itinéraires différents, les
trois vigneronnes mises en avant dans ce dossier – Christine
Gruère-Dubreuil (Dubreuil-Fontaine – Pernand-Vergelesses – Côte de
Beaune), Anne-Gros (Vosne- Romanée – Côte de Nuits), Caroline Lestimé
(Jean-Noël Gagnard – Chassagne-Montrachet
Côte de Beaune) – illustrent
cette montée en puissance du sexe féminin dans les domaines et maisons
de Bourgogne et elles sont même devenues des références reconnues dans
leurs ­villages et appellations respectifs. Trois femmes et il faut en
citer beaucoup d’autres.

Dans l’Yonne, Nathalie Fèvre, Clotilde Fèvre et Lyne Marchive ont
rapidement fait parler d’elles et Ghislaine Goisot
(Saint-Bris-le-Vineux) est une vigneronne et une dégustatrice aussi
redoutée que respectée.

En Côte de Nuits, la jeune Alexandrine Roy s’inscrit dans les pas de
Sylvie Esmonin pour produire des gevrey-chambertin de premier ordre. À
Chambolle-Musigny, on n’est pas très inquiet en voyant Prune Amiot
succéder à ses parents (Domaine Amiot-Servelle). À Morey-Saint-Denis,
Virginie Taupenot (Domaine Taupenot-Merme) préside l’association femmes
et vins de Bourgogne tout en cogérant le domaine familial et la toute
frêle Bertille Arlaud (Domaine Arlaud) passe le cheval dans les vignes ;
quant aux soeurs Mugneret (Mugneret-Gibourg – Vosne-Romanée), elles sont
au sommet de leur art. En Côte de Beaune, Chloé et Julie Chevalier
(Ladoix-Serrigny) succèdent avec tonus à leur père Claude, Brigitte
Berthelemot (Meursault) a créé un domaine qui en cinq petites années est
devenu une référence et à Beaune, Lauriane André reprend le domaine de
ses beaux-parents (Domaine des Terregelesses) avec de grandes ambitions.

La Saône-et-Loire n’est pas en reste avec notamment Agnès Dewé (Domaine
de Launay Mercurey) et Chloé Bayon (Fuissé), aussi brillantes en vins
rouges qu’en blancs.

En oenologie, beaucoup ont fait et font autorité, à l’image de Laurence
Jobard (retraitée en 2006 de la Maison Joseph Drouhin, à Beaune), 
de
l’incontournable Nadine Gublin (Domaine Jacques Prieur – Meursault), de
Ludivine 
Griveau qui depuis dix ans redonne leurs lettres de noblesse
aux vins de la Maison Pierre André (Aloxe-Corton), ou encore de
Géraldine Godot qui y est pour beaucoup dans la montée en puissance de
la Maison Alex Gambal (Beaune) depuis quelques millésimes. Certaines ont
même été des pionnières, n’hésitant pas à affronter tous les
scepticismes à l’image d’Anne-Claude Leflaive, pasionaria de la
viticulture biologique et biodynamique en Bourgogne qui a sans aucun
doute inspiré Cécile Tremblay (Vosne-Romanée) et Anne Parent (Pommard)
dans leur conversion à la viticulture biologique.

Le négoce-éleveur n’est pas reste et si aucune des principales maisons
n’a à ce jour une femme à sa tête, Francine Picard
(Chassagne-Montrachet), Nathalie Bergès-Boisset ou encore Véronique
Drouhin-Boss ont leur mot à dire dans la conduite des affaires. Pardon à
celles que nous avons oubliées, mais il est clair qu’aucune région,
aucune tendance n’échappe à cette lame de fond et nous avons tendance à
penser que c’est un bien pour la Bourgogne ! “

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