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publié le 09 août 2017

Vendanges 2017, les choses se précisent !

 

Les années se suivent et ne se ressemblent pas puisque notre compte à
rebours sur les vendanges commence très tôt en 2017. Cette photo prise
lundi en beaune premier cru les Grèves montre une grappe de pinot noir
très avancée en véraison qui devrait logiquement se retrouver dans la
cuve dans trois semaines à un mois. Un peu plus au nord, en Côte de Nuits quelques vignerons et vigneronnes contactés ces derniers jours avançaient les dates des 6 ou 7 septembre. En côte de Beaune donc, la récolte devrait débuter quelques jours avant et peut être même dès les derniers jours d’août dans les secteurs très précoces de Beaune (notamment dans les Grèves) et de Volnay . Plus au sud, en Côte Chalonnaise et dans le Mâconnais, la probabilité de voir des vendangeurs dans les vignes dès les tous derniers jours du mois d’août est plus forte chaque jour. Enfin, à l’autre extrémité de la Bourgogne, dans l’Yonne, la question était de savoir comment le vignoble allait réagir après deux années marquées par la grêle (en 2016) et le gel (en 2016 et 2017). A ce jour, les voyants sont manifestement au vert et les vendanges devraient commencer à Chablis là-aussi vers le 7-8 septembre ; il faut s’attendre à une grande hétérogénéité, presque parcelle par parcelle, dans les volumes de récolte en fonction de l’intensité des épisodes de grêle et/ou de gel.
La grande précocité maintenant certaine du millésime 2017 est le signe d’un cycle climatique placé cette année encore sous le signe de la chaleur. Tous les espoirs sont permis pour qu’après 2015, un nouveau grand millésime viennent remplir les caves dans toute la Bourgogne.
Quant au Beaujolais, il a classiquement sa semaine d’avance sur la Bourgogne et il est quasiment certains que les vendanges vont y débuter, dans les secteurs précoces, dès la fin du mois d’août. Là aussi la qualité a toutes les chances d’être excellente avec le bémol des conséquences liées aux deux orages de grêle de début et fin juillet sur une partie du vignoble. Dans les secteurs épargnés (crus Brouilly et Côte de Brouilly, Juliénas, Saint-Amour, Beaujolais-villages de Vaux en Beaujolais, du Perréon, de Salles-Arbuissonnas, Blacé, Saint-Etienne des Oullières, etc), on se met à rêver à une qualité proche de celle de l’exceptionnel millésime 2015. Ailleurs, tout va dépendre des dégâts occasionnés par les orages de grêle qui peuvent aller de 80-100% de perte à des vignes quasi-intactes et ce sur une même appellation.
Christophe Tupinier

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