© Gamay Days 2026, Slurp Studio

THE gamay assaulting Gen Z

The first edition of the Gamays Days took place during the Pentecost weekend in Confluence (Lyon), in a chill atmosphere.

Trois mois après avoir tenu salon pour rencontrer les professionnels lyonnais, les Vins du Beaujolais, épaulés par leurs cousins du gamay (Forez, Roannais, Auvergne, Savoie, coteaux du Lyonnais) sont allés cette fois à la rencontre du grand public.

Et pour ce faire, ils avaient choisi un lieu « branché », le H7 à Confluence, site dédié à la food culture avec un concept associant dégustation des vins, alimentation, animations et DJ, un pied à l’intérieur, un autre à l’extérieur. Bref, une volonté assumée d’épouser les codes de consommation et festifs des urbains.

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Jeunes, curieux et gourmands

À une époque où l’on déplore le désintérêt des jeunes pour le vin, le week-end a montré que la partie était loin d’être perdue. La moyenne d’âge des visiteurs était basse, le Beaujolais a touché son cœur de cible.

Un public jeune, pas forcément très averti, mais toujours très curieux et heureux de rencontrer des vrais producteurs. « Ils posent beaucoup de questions sur l’histoire du domaine, nos pratiques », relève un vigneron du sud Beaujolais. Un intérêt qui dépasse donc largement la seule problématique du goût.

À raison de 5 à 6 vins par stand, les visiteurs ont pu se faire une idée de la variété des styles d’une AOC à l’autre et apprécier la buvabilité du cépage. Pour les appellations plus confidentielles, l’enjeu était encore plus grand « le chénas n’est pas connu ici », regrette Yann Chambard, maître de chai de la cave du château de Chénas. Ce que confirment les principaux intéressés. « Je connais quelques appellations mais pas toutes, cet événement renforce mes connaissances », analyse Maxime, Lyonnais pur jus venu avec un groupe d’amis.

Autre fossé à combler, la distance car « beaucoup de Lyonnais ne se rendent pas compte de la proximité avec le vignoble », regrette cet autre vigneron.

Et si les deux journées étaient dédiées au gamay, le stand des beaujolais blancs, à la réputation émergente, connaissait un vrai succès, confirmant l’appétence pour cette couleur.

© Gamay Days 2026, Slurp Studio

La carte cocktail

Deux certitudes se dégagent de l’événement, cette génération-là contrairement à la précédente, n’a aucun a priori sur le Beaujolais et ils sont très ouverts aux nouveautés, quitte à casser les codes.

Et c’est ainsi que le stand de cocktails à base de gamay, animé par le mixologue événementiel Fin Pallet, n’a pas désempli : « j’ai créé trois recettes spécialement pour l’événement, des classiques de la mixologie (spritz, mule, sour) revisités. Il y a un vrai marché pour cela : des cocktails avec moins d’alcool que ceux à base de spiritueux mais aussi plus de saveur car le vin peut apporter une pointe plus épicée ». La glace de gamay, confectionnée sur le même stand, était en rupture très rapidement.

Alors bien sûr, la reconquête de la capitale des Gaules ne se fera pas en un jour car la concurrence est de plus en plus féroce sur le marché des vins rouges mais l’enjeu est peut-être moins géographique que générationnelle. Et le Beaujolais, et autres pays du gamay, ont incontestablement des arguments à faire valoir.

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