Bourgogne Aujourd’hui n°150

7,509,50 TTC

> GUIDE D’ACHAT
Colline des Cortons, vins de l’Yonne (Chablis, Irancy..)
> RENCONTRE Éric Goettelmann, Passion sommelier
> DOSSIER Les Bourguignons de l’année
Supplément Crémants de France
> DEGUSTATION Le “match” Crémants VS Champagnes

Au sommaire

Vincent Rapet, Laurent Cognard, le domaine Ambroise, Philippe Bouzereau, le domaine Barraud… Ils viennent de différentes régions viticoles de Bourgogne et ce sont nos Bourguignon(ne)s de l’année 2019. Vous saurez tout sur eux dans le numéro 150 de Bourgogne Aujourd’hui qui vient de sortir. Ce dossier “palmarès” présente également nos “espoirs de l’année”, ainsi que les meilleures bouteilles dégustées tout au long de l’année par nos jurés. Retrouvez ci-dessous quelques extraits des échanges entre nos lauréats réunis le 24 octobre dernier chez Vincent Rapet, à Pernand-Vergelesses (21), pour partager leurs points de vue sur le métier.
“Après un rapide tour de table où chacun
a présenté son domaine (les vignerons réunis pour l’occasion ne se
connaissaient pas tous ndlr), la
dégustation commence par les vins blancs, du plus jeune au plus ancien. Philippe Bouzereau
ouvre le bal avec un Meursault
Vieux Clos du Château de Cîteaux 2018. Les discussions s’orientent alors
vers le travail de la vigne et le choix de François Ambroise d’avoir abandonné
le bio. « Nous n’allons pas repartir dans une démarche de certification
bio. Comme Vincent, nous nous sommes tournés vers le label HVE. Le bio, c’est
compliqué, il faut du personnel et on a un vrai problème de main-d’oeuvre
aujourd’hui. On se fait même débaucher nos salariés ». Un constat partagé
par l’ensemble de la tablée, avec bien souvent un problème de communication
comme le souligne Laurent Cognard. « L’administration ne nous aide pas sur
le sujet. Pour en revenir à nos pratiques viticoles, il faut avant tout avoir
un dialogue avec le voisinage. C’est souvent par manque de connaissance que les
gens sur-réagissent. On n’a jamais été aussi propre dans notre travail
qu’aujourd’hui ! Il y a de la vie dans les sols, on retrouve des petites
bêtes dans les vignes… ». Tout en servant un Montagny Premier Cru Les Bassets 2017, Laurent
Cognard précise que ses blancs sont élevés dans des fûts de 500 litres, qu’il a
préféré à la traditionnelle pièce bourguignonne de 228 litres. Vincent Rapet, lui aussi, a choisi un
contenant plus important, de 350 litres, quand François Ambroise a, lui, opté pour des fûts de
400 litres. « Depuis 2015,
on expérimente aussi les foudres bois, d’une contenance de dix pièces ». L’objectif
partagé par tous ces producteurs, moins marquer les vins par le bois et laisser
le terroir s’exprimer d’abord. « Il y a aussi la façon de manger qui a
changé », souligne Philippe Bouzereau. « On adapte nos vins en
fonction ». « Les consommateurs recherchent d’abord la fraîcheur,
l’élégance et la finesse. Les blancs archi-beurrés n’ont plus la cote », abonde Laurent Cognard”. (…)

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