La maison beaunoise Louis Jadot est propriétaire du Beaune premier cru rouge Clos des Ursules depuis deux siècles. Un anniversaire célébré comme il se doit le 2 juillet dernier par un dégustation verticale de 2022 à 1915. Un ange passe…
par
Christophe TUPINIER
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Chaque grande maison, chaque grand domaine de Bourgogne a sa cuvée « phare », celle qui vient immédiatement à l’esprit des amateurs dès lors que l’on évoque son nom. Pour Louis Jadot, maison beaunoise fondée en 1859, c’est le Beaune premier cru rouge Clos des Ursules, un climat de 1,26 hectare, exposé plein Est, à mi-coteau, dans la partie sud de l’appellation. Il s’agit de la plus ancienne parcelle de la maison Jadot, acquise en 1826 et son nom nous ramène bien plus loin encore, jusqu’aux Ursulines, un ordre religieux fondé en France en 1586 et qui s’est établit à Beaune au XVIIème siècle faisant l’acquisition de la vigne en 1656.
Situé au cœur des Vignes Franches premier cru, le Clos des Ursules est reconnu en tant que climat à part entière depuis 2011. Les ceps les plus anciens remontent aux années 1950 et représentent plus de la moitié du vignoble actuel, la dernière replantation ayant eu lieu dans les années 1970. Depuis le millésime 2024, le Clos a entamé sa conversion vers l’agriculture biologique.
17 Beaune premiers crus vinifiés chez Jadot
Rappelons que la beaucoup trop méconnue appellation Beaune couvre 450 hectares et compte 42 climats classés en premiers crus, parmi lesquels la maison Jadot en vinifie 17. « C’est à Beaune, la capitale des vins de Bourgogne que l’histoire de la maison Louis Jadot se mêle avec celle de la région depuis près de deux siècle », a déclaré Thibault Gagey, Directeur Général.
Le balai bien huilé du service des vins par l’équipe de la maison Jadot.
Dans l’après-midi du 2 juillet dernier et lors du diner organisé dans le cadre majestueux du Couvent des Jacobins, la maison a proposé une exceptionnelle dégustation verticale, comme on en fait peu dans un vie de journaliste, de 2022 à… 1915. Plus d’un siècle de Clos des Ursules pour mettre en valeur un climat doté d’un caractère affirmé, dans l’équilibre entre richesse, chair gourmande, minéralité fine, subtilité et d’un très grand potentiel de garde.
Nous aurons l’occasion de vous en dire beaucoup plus dans un prochain numéro de Bourgogne Aujourd’hui mais voici nos « coups de cœur » parmi les vins dégustés dans l’après-midi : 2022, 2020, 2009, 2005, 1999, 1991 (millésime malheureusement oublié et qui eu le « tort » de passer après 1990), 1989, 1985, 1973, inoubliable 1964, sublime 1959, surprenant 1952 et grandissime 1926.