Peut-on parler de vins de terroir à propos des appellations régionales de Bourgogne ? La réponse est évidemment oui. En témoigne la reconnaissance, tout au long des dernières décennies, des spécificités des différentes régions de production par l’attribution de dénominations géographiques complémentaires.
par
Jean Philippe CHAPELON
le
Elles sont treize. Treize régions de production d’appellations régionales qui ont obtenu, certaines depuis longtemps, d’autres récemment, le droit de faire figurer sur les étiquettes le nom du secteur géographique dont est issu leur vin. Six sont situées dans le département de l’Yonne, et feront l’objet d’une sélection dans un autre numéro de votre magazine : bourgogne Chitry, bourgogne Côte-Saint-Jacques, bourgogne Côtes-d’Auxerre, bourgogne Coulanges-la-Vineuse, bourgogne Épineuil et bourgogne Tonnerre. Les sept autres dénominations géographiques complémentaires sont réparties dans la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire : bourgogne Côte Chalonnaise, bourgogne Côte-d’Or, bourgogne Côtes du Couchois, bourgognes Hautes-Côtes de Beaune et Hautes-Côtes de Nuits, ainsi que deux parcellaires en Côte-d’Or : bourgogne La Chapelle Notre-Dame et bourgogne Montrecul.
Des caractères différents
Moroges, en Côte Chalonnaise.
La nature des sols et du sous-sol, les expositions, les altitudes et la climatologie modèlent le caractère des vins et impliquent qu’un rouge des Côtes du Couchois de maturité tardive produit à 420 mètres d’altitude sur des argiles du trias, diffère forcément d’un pinot noir de la Côte Chalonnaise posé sur des calcaires et des marnes du jurassique, situé à 250 mètres d’altitude. Si la spécificité des vignobles des Hautes-Côtes de Beaune et de Nuits a été reconnue dès le début des années soixante, la revendication portée par les producteurs de bourgogne Côte-d’Or, situés majoritairement sur le piémont de la côte, sur des terrains composés d’alluvions anciennes, a abouti récemment, en 2017. Un quart de siècle auparavant, en 1993, le législateur avait consacré deux microterroirs dont on a rarement l’occasion de goûter les vins : Chapelle Notre-Dame, un hectare à Ladoix-Serrigny en bas de la Colline de Corton, et Montrecul, six hectares très pentus plantés sur une colline à l’ouest de Dijon. Ajoutons que pour chacune de ces dénominations géographiques, le cahier des charges imposé aux producteurs se révèle plus sévère que pour les « simples » bourgognes.
Abonnement Numérique
59,00€ TTC / année
111,00€ TTC tous les 2 ans
Plus d'infos
Accès immédiat à tous les articles en ligne
Accès à la version numérique de tous les magazines consultables en ligne (depuis avril 2012)
Accès à toute notre base de données de notes de dégustation (45 000 vins à ce jour).
Abonnement 1 an : 6 numéros (PDF en français) + fil de l’actualité + base de données des notes de dégustation
Abonnement 2 ans : 12 numéros (PDF en français) + base de données des notes de dégustation