Les portes de Faiveley dans le Clos-Vougeot grand cru. @SergeChapuis

Domaine Faiveley : Deux siècles d’Histoire

Depuis 200 ans, l’histoire de la famille nuitonne Faiveley est intimement liée à celle de la Bourgogne avec une double vision entrepreneuriale, dynamique et par une haute exigence qualitative.

« Quand j’y repense, le plus étonnant, quand on voit ce qui s’est passé en Bourgogne, en France et dans le monde depuis deux siècles, c’est que nous soyons encore là. Avec les guerres, les crises, le phylloxéra, la probabilité était très faible et pourtant », sourit Erwan Faiveley, la septième génération aujourd’hui aux commandes, avec sa sœur Ève, de la maison familiale basée à Nuits-Saint-Georges. La probabilité était en effet faible. Beaucoup d’autres ont passé la main, ont été emportés par le tumulte des deux siècles écoulés, mais pas la famille Faiveley et elle le doit sans aucun doute à une lignée familiale étonnante, faite d’hommes très différents, mais qui ont tous apporté leur pierre à l’édifice.

Premier achat de vignes en 1834

Pierre Faiveley, le fondateur était un… ouvrier plâtrier à Nuits-Saint-Georges qui décida tout simplement de changer de métier et posa en 1825 les fondations de la Maison Joseph Faiveley, du nom de son fils né en 1823. 1834 est une date importante avec le premier achat de vignes : 1,5 hectare de Porrets-Saint-Georges, climat aujourd’hui classé en Nuits-Saint-Georges premier cru. « Nous avons peu d’archives de la fin du XIXe  siècle, période de Joseph, puis de François, son fils, qui était médecin. À mon avis, avant et pendant la crise du phylloxéra, beaucoup ont quitté la région. Joseph et François en ont profité pour acquérir des bâtiments et les vignes qui allaient avec. Il fallait avoir un peu d’argent, mais surtout être fou pour se dire que la vigne avait un avenir. Bien leur en a pris », commente Erwan qui rappelle que le fameux Corton Clos des Cortons Faiveley a été acheté en 1874, l’année avant l’arrivée du puceron dévastateur en Bourgogne.

On imagine que le prix de la parcelle a dû être intéressant, mais l’histoire familiale aurait également pu s’arrêter quelques années auparavant, François Faiveley ayant failli être fusillé en 1870 par les Prussiens à l’issue de la bataille de Nuits-Saint-Georges. Notons que François Faiveley va lancer la mise en bouteilles à la propriété dans les années 1880-1890.

Abonnement
Numérique

59,00 TTC / année
111,00 TTC tous les 2 ans
Plus d'infos
  • Accès immédiat à tous les articles en ligne
  • Accès à la version numérique de tous les magazines consultables en ligne (depuis avril 2012)
  • Accès à toute notre base de données de notes de dégustation (45 000 vins à ce jour).

Abonnement 1 an : 6 numéros (PDF en français) + fil de l’actualité + base de données des notes de dégustation

Abonnement 2 ans : 12 numéros (PDF en français) + base de données des notes de dégustation

Offre Premium

Abonnement
Numérique + Papier

79,00 TTC / année
140,00 TTC tous les 2 ans
Plus d'infos
  • Accès immédiat à tous les articles en ligne
  • Accès à la version numérique de tous les magazines consultables ligne (depuis avril 2012)
  • Accès à toute notre base de données de notes de dégustation (45 000 vins à ce jour).
  • Livraison à domicile des numéros papier (en français uniquement), 6 numéros pour 1 an/ 12 numéros pour 2 ans

Abonnement 1 an : frais de port inclus pour la France, 20€ pour l’étranger

Abonnement 2 ans : frais de port inclus pour la France, 40€ pour l’étranger

Abonnement
Papier

49,00 TTC / année
88,00 TTC tous les 2 ans
49,00 TTC / année
89,02 TTC tous les 2 ans
Plus d'infos
  • Livraison à domicile des numéros papier (en français uniquement), 6 numéros pour 1 an/ 12 numéros pour 2 ans

Abonnement 1 an : frais de port inclus pour la France, 20€ pour l’étranger

Abonnement 2 ans : frais de port inclus pour la France, 40€ pour l’étranger

 

Autres articles

Edgar Cuilleron et Bastien Jolivet.

Saint-Joseph : les jeunes vignerons face à l’héritage des coteaux

Vous êtes tous les deux issus de domaines familiaux, mais avec des trajectoires différentes. Quels sont vos parcours ? Bastien Jolivet : J’ai repris le domaine en 2014. Mon père avait cinq hectares de vignes en appellation Saint-Joseph, à Saint-Jean-de-Muzols. Jusqu’en 2014, il amenait toute sa vendange à la cave coopérative. Quand je suis revenu sur […]

Pour la deuxième année consécutive, la vente a été orchestrée par iDealwine (photo Studio Morfaux).

Hospices de Nuits, une stabilité attendue par tous…

Que faut-il déduire des résultats de la 65ème vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges qui s’est soldée hier après-midi par une stabilité des cours au niveau du prix moyen de la pièce de 228 litres ? Probablement pas grand chose, dans la mesure où les volumes mis en vente (80,5 pièces) avaient bien repris […]