Le moulin du XVe siècle, emblème de l’appellation.
Domaines et Maisons
La famille Parinet reprend le domaine Corsin (Davayé)
Le propriétaire du Château du Moulin-à-Vent renforce ses positions dans le Mâconnais en reprenant le domaine Corsin, à Davayé.
par
David BESSENAY
le
Propriétaire du château du moulin à vent (30 ha) et du domaine du Roc des Boutires (5 ha de pouilly-fuissé), la famille Parinet vient de d’acquérir le domaine Corsin, emblématique de Davayé et des AOC pouilly-fuissé (5 ha) et surtout saint-véran (8 ha).
Un rachat certes mais dans la continuité puisque Jérémy Corsin et ses équipes restent en place, ainsi que le nom « domaine Corsin ». « C’est la première fois que l’on rachète un domaine qui a déjà une identité commerciale, relève Edouard Parinet. On veut profiter de leur expertise sur les vins du Mâconnais et nous, on leur apporte un réseau de distribution efficace (150 000 à 200 000 bouteilles vendues par an) et un staff étoffé. »
Ce rachat permettra de spécialiser les sites. Ainsi, seuls les moulin-à-vent seront désormais vinifiés à Romanèche-Thorins tandis que l’ensemble des blancs (Roc des Boutires compris) seront vinifiés à Davayé, au 404 de la rue des Plantés.
« Saint-Véran, une appellation à fort potentiel »
Ce renforcement stratégique sur les blancs du Mâconnais n’est guère surprenant à une époque où les marchés de rouge se resserrent. Cette acquisition sera « l’opportunité d’avoir du saint-véran, une AOC avec beaucoup de potentiel, à la fois très qualitative avec d‘excellents terroirs mais aussi très accessible pour les consommateurs. Le domaine Corsin permettra aussi de compléter notre offre en pouilly-fussé, notamment autour du hameau de pouilly, intéressant pour son altitude et son sol plus calcaire. On pourra ainsi proposer trois 1ers crus autour de celui-ci : Pouilly, Aux Chailloux et Aux Bouthières », précise l’acquéreur.
Faut-il s’attendre à des changements de pratiques culturales ou de style de vin ? Plus ou moins « On compte sur Jérémy pour perpétuer l’esprit Corsin. Ces vins sont très bons, on les connaît ! Maintenant, nous allons travailler main dans la main avec Brice (NDLR : maître de chai du château du moulin à vent), Jérémy et moi-même, nous allons beaucoup échanger et cela fera évoluer naturellement les choses. On pense notamment à isoler un ou deux terroirs de saint-véran qui le méritent », annonce Edouard qui compte par ailleurs développer l’accueil au domaine de Davayé.