La nouvelle génération arrive au domaine Merlin


30/03/2018

Au domaine Merlin, un nom qui compte dans le Mâconnais, la transmission se prépare avec l'arrivée des fils Paul et Théo.


Merlin, c'est un nom qui compte dans le Mâconnais, synonyme de vins de grande qualité et "pionnier" à une époque, la fin des années 80, ou les domaines indépendants de qualité se comptaient sur les doigts d'une main dans la région des Mâcon (nous ne parlons pas des crus...). Le domaine de Corinne et Olivier Merlin, installés dans depuis 1987, s'étend aujourd'hui sur 15 hectares dans le Mâconnais et dans le Beaujolais tout proche : 10,5 hectares en propriété et 4,5 ha en fermage, dans les AOC mâcon la Roche Vineuse, saint-véran, moulin à vent et bourgogne rouge. Rajoutons une autre structure : le Château des Quarts (en actionnariat 50/50 avec Dominique Lafon) et ses 2,70 hectares de pouilly-fuissé, sur le village de Chaintré. Conscients de l'importance de bien transmettre leur domaine familial, Corinne et Olivier annoncent l'arrivée de leurs fils : Paul Merlin et son frère aîné Théo. Tous deux vignerons, ils ont rejoint leurs parents et produiront leur premier millésime en 2018 ; Paul et Théo ont en effet repris en novembre 2017 deux domaines pour un total de 8 hectares : 4,20 ha de pouilly-fuissé sur les 4 communes du crus (Vergisson, Solutré, Fuissé et Chaintré), 1,8 ha de saint-véran sur Davayé et 2 de mâcon-Chaintré.

En janvier 1987, Corinne, originaire du Doubs et Olivier Merlin de Paray-le-Monial à l'ouest de la Saône et Loire, avaient décidé de s'installer dans le Mâconnais en reprenant un ancien domaine à La Roche Vineuse, « C'est ici que nous avons décidé de vivre et de travailler, non pas par héritage familial, mais parce que ce lieu nous plaisait », confie le couple. Ce domaine situé dans le Mâconnais leur avait donné le sentiment qu'ils pouvaient produire de grands vins (ce qu'ils ont réussi à faire...), tout en respectant les fondamentaux de la culture de la vigne (travail des sols et vendanges manuelles) et de la vinification (pressurages longs en grappes entières, fermentations et élevages en fûts de chêne).

Les deux frères, Paul et Théo, âgés respectivement de 21 et 25 ans, sont titulaires d'un BTS viticulture-oenologie obtenu au lycée de Davayé. Théo a complété cette formation initiale par trois ans d'études à la fameuse Haute École de viticulture et oenologie de Changins, en Suisse, où il a obtenu son diplôme d'ingénieur oenologue.

Comme beaucoup de futurs jeunes vignerons bourguignons, ils ont tous les deux multiplié les expériences dans d'autres vignobles français et étrangers. Ils sont ensuite partis ensemble en Australie pour faire les vendanges au printemps 2017, expérience qui leur a fait découvrir différentes approches de culture et de vinification et bien entendu une philosophie de travail nouvelle.

"Nous avons débuté en 1987 avec 4,5 hectares de mâcon et en métayage. Le négoce a été lancé en 1997 pour que nous puissions avoir accès à des AOC plus prestigieuses, où nous n'étions pas présents, comme pouilly-fuissé. Au fil du temps, il y a eu des opportunités, comme l'achat en 2005 du domaine Arcelain (4 hectares) à la Roche Vineuse ou encore, en 2006, l'achat de 1,8 ha de moulin à vent. Aujourd'hui, nous exploitions au total plus de 25 hectares de vignes et il est clair que  notre activité de négoce est amenée à se réduite. C'est un gros tournant pour nous", explique Olivier Merlin.


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