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publié le 17 juin 2021

La biodynamie, c’est aussi des vins !

Les cinq pionniers de la biodynamie en Bourgogne

 

Bourgogne Aujourd’hui consacre un article aux pionniers de la biodynamie en Bourgogne dans le numéro 159 en vente en ligne et chez les marchands de journaux depuis quelques jours. La biodynamie, c’est bien sûr une mode, ou plutôt une philosophie de culture de la vigne, mais c’est aussi des vins. A l’appui de ce dossier nous avions demandé aux “cinq pionniers” de nous amener quelques bouteilles, jeunes ou plus âgées. La dégustation s’est faite chez Boris Champy, à Nantoux, dans les Hautes-Côtes de Beaune, qui a repris début 2020 le Domaine Didier Montchovet. Pas d’appellations ronflantes, des millésimes jeunes, plus âgés, beaucoup de très bons vins et la complicité de vignerons qui ne se croisent pas tous les jours, mais qui ont manifestement toujours autant de plaisir à se revoir. Retrouvez ci-dessous les commentaires de dégustation. Vous retrouverez l’intégralité de la dégustation et du dossier dans Bourgogne Aujourd’hui.

Vins rouges

Jean-Claude Rateau

Beaune Clos des Mariages 2019

C’est dans ce Clos des Mariages de 70 ares, situé près du stade de rugby, sous les beaunes premiers crus, que l’histoire a commencé, puisque c’est dans cette parcelle (et deux autres) au sol de graviers, que Jean-Claude Rateau s’est lancé en 1979 dans la biodynamie. C’est un vin délicieux, sur le fruit, tendre, gourmand, tout en finesse, avec une belle énergie.

Beaune Les Beaux et Bons 2019

On reste en beaune-villages avec cette fois deux parcelles dans Les Beaux Fougets (qui touchent le beaune premier cru Les Épenotes) et Les Bons Feuvres au sud de l’appellation, côté Pommard. Le vin exprime de beaux arômes de fruits noirs, typés 2019. Le vin est dense, soyeux, enrobé, avec des tanins « sucrés », soyeux et beaucoup de brillance là aussi. « En 1979, il y avait beaucoup de dégénérescence dans une parcelle de beaune et avec la biodynamie, les symptômes ont disparu. Le virus est toujours là, mais il ne s’exprime plus », explique Jean-Claude Rateau. « J’ai constaté la même chose dans mon beaune premier cru Coucherias », assure Didier Montchovet. « C’est assez logique. Avec la biodynamie, la notion de bonne santé de la plante, des sols, est au centre de tout, alors la vigne doit mieux résister notamment aux virus », estime Antoine Lepetit de la Bigne.

Emmanuel Giboulot

Beaune Lulunne 2019

Emmanuel Giboulot exploite des vignes centenaires dans ce climat en limite de Pommard, tout en haut du coteau. Robe rubis, brillante. Arômes frais de fruits rouges, de fleurs. Le vin est précis, tout en finesse, frais et délicat.

Didier Montchovet

Beaune Premier Cru Aux Coucherias 2014

« C’est un terroir qui donne des vins bons tout le temps et qui se gardent très bien », commente Didier Montchovet. En 2014, le vin garde son style en douceur, velouté, en ajoutant en finale une dimension saline, minérale.

Beaune Premier Cru Aux Coucherias 1985

Le terroir en était à sa deuxième année en biodynamie… Superbe bouteille, aux arômes de grillé, de confiture de fruits rouges et noirs, de kirsch… Bouche charnue, enrobé, gourmande, élégante, avec un fruité plein de soleil et une finale pure, éclatante.

Boris Champy

Bourgogne Hautes-Côtes-de-Beaune Bignon 2019

Boris Champy a donc repris officiellement le Domaine Didier Montchovet en mars 2020, mais le millésime 2019 avait été fait en blanc comme en rouge à quatre mains. Issu d’une parcelle située entre Nantoux et Bouze-lès-Beaune, sur un sol argileux, ce vin présente une belle robe rubis, des arômes bien mûrs de confiture de framboises, de griottes… Le vin est harmonieux, avec un fruité « sucré », généreux, qui traduit la belle maturité de l’année, beaucoup de finesse et de précision.

Thierry Guyot

Bourgogne rouge 2004

Vous avez bien lu… Il s’agit d’un « simple » bourgogne rouge, issu des Riots dans les bas de Puligny-Montrachet et dans un millésime très, très difficile. C’est aussi le dernier millésime de Thierry Guyot, vigneron. Le vin a délicieusement évolué. Les tanins n’ont ni le velouté, ni la finesse, des grands terroirs dans les grandes années, évidemment, mais le vin a du fruit, de la chair ; il est très agréable et sans ces notes racinaires, végétales qui « polluent » la plupart des 2004 rouges et blancs. La biodynamie peut faire des miracles ? « Hum, non, beaucoup de vins en biodynamie présentent aussi les caractères végétaux des 2004 », tempère Didier Montchovet.

Dominique Derain

Saint-Aubin Premier Cru Le Puits 2003

Les vins sans soufre peuvent très bien vieillir, en voici la preuve… Conséquences du gel et de la sécheresse, la vigne n’a donné que seize hectolitres par hectare en 2003. Le vin est délicieux, avec un fruité gourmand et des arômes purs de fruits confiturés, d’épices… « Avec la biodynamie, on redonne de la rusticité aux plantes qui se défendent mieux dans les années bizarres, trop chaudes, trop sèches, trop humides… », estime Dominique Derain. « C’est dans l’équilibre entre sucre et acidité que se fait la différence. Dans les années caniculaires comme 2003, on peut avoir des degrés très importants, mais les raisins gardent de bons niveaux d’acidité », ajoute Emmanuel Giboulot.

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