Le nouveau Domaine des Cabottes s'inspire du nom d'une cuvée iconique de la maison née à la fin des années 1990.

Bouchard Père et Fils crée le Domaine des Cabottes

Le domaine Bouchard Père & Fils se scinde en deux entités viticoles autonomes, donnant naissance au Domaine des Cabottes qui va regrouper ses plus grands terroirs de grands crus et premiers crus de côte de Beaune.

Trois ans après son rachat par Artémis Domaines (groupe Pinault et famille Henriot-Larouzière), le domaine Bouchard Père & Fils se divise en deux structures distinctes avec pour objectif officiel : « mieux exprimer l’identité de ses terroirs d’exception », assure le communiqué de presse.

Le domaine se sépare de ses parcelles les plus iconiques (photos ci-dessous) de la côte de Beaune : les grands crus de Puligny-Montrachet (Chevalier-Montrachet et Montrachet) et de la colline des Cortons, les premiers crus de Meursault, le Volnay Premier Cru les Caillerets Ancienne Cuvée Carnot et les climats emblématiques de l’appellation Beaune, dont le premier cru Les Grèves la Vigne de l’Enfant Jésus. Ces parcelles seront désormais réunies sous une nouvelle bannière, le « Domaine des Cabottes », qui représente 35 hectares au total. Cette nouvelle entité bénéficiera d’un site de vinification dédié, actuellement en construction à Puligny-Montrachet, selon les standards de la Haute Qualité Environnementale.

100 hectares en bio

Le reste du domaine, 65 hectares environ, qui inclut notamment des vignes en Meursault, Pommard, Volnay et Beaune premiers crus, conserve le nom Bouchard Père & Fils. Les vins continueront d’être vinifiés dans la cuverie de Savigny-lès-Beaune. Les 100 hectares sont aujourd’hui entièrement certifié en bio et le domaine des Cabottes va entamer sa conversion en biodynamie en 2026.

A noter que les parcelles iconiques du domaine Bouchard Père en côte de Nuits ont été intégré au domaine d’Eugénie, autre propriété d’Artémis. Il s’agit des grands crus Bonnes-Mares, Chambertin, une partie du Clos de Vougeot, du Gevrey-Chambertin premier cru Les Cazetiers ou encore du Nuits-Saint-Georges premier cru rouge Les Cailles.

Frédéric Engerer, Directeur Général d’Artémis Domaines, souligne : « Notre objectif est d’améliorer la mise en valeur de l’incroyable patrimoine viticole du domaine Bouchard et d’apporter plus de cohérence dans l’offre de ces vins d’exception aux amateurs ».

2023 sera le premier millésime des Cabottes et il sera commercialisé à partir de 2026. 2023 est également le dernier millésime de Bouchard Père et Fils comme négociant-éleveur puisque depuis 2024, l’entreprise ne produit plus que des vins issus de ses domaines.

 

 

 

 

Partager :

Autres articles

Vendanges au domaine Sébastien Michelas, dans l'Hermitage, lieu-dit Dionnières.

Rhône nord : 2026, le millésime de l’adaptation ?

Pour Fabien Leduc, consultant chez Terroirist, rien de miraculeux : fin mai, la vigne était au maximum de son potentiel grâce à un hiver généreux en eau, un printemps clément et une sortie de grappes très abondante. Des facteurs qui lui ont aussi permis d’implanter ses racines en profondeur, là où l’eau reste disponible. De […]

Le définitoire de l’abbaye de Cîteaux. © Jean-Luc Petit / Bourgogne Magazine

Clos de Vougeot pour l’abbaye de Cîteaux – Acte II

Le 19 septembre, le Château du Clos de Vougeot accueillera la deuxième édition de « Clos de Vougeot pour l’abbaye de Cîteaux ». Portée par la Fondation du patrimoine et la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, cette vente orchestrée par Christie’s réunira les plus grands noms de la Bourgogne autour d’une même cause : financer la restauration du Définitoire de l’abbaye de Cîteaux.

La récolte des appellations Brouilly et Côte-de-Brouilly a été sérieusement amputée par les orages de grêle de juin et juillet (photo : David Bessenay).

Beaujolais : une récolte 2026 solaire et peu abondante

Maigre en volumes et généreuse en degrés, la récolte 2026 qui s’approche du terme pour de nombreux vignerons, marque les esprits en Beaujolais. Si le Sud du vignoble semble mieux loti, la qualité du millésime dépendra pour partie de la capacité des vignerons à bien gérer les (des)équilibres sucre-acidité.