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publié le 22 janvier 2019

La Côte Chalonnaise qui avance !

 

Le beau cuvage aux murs épais en pierres de taille du domaine de Suremain, à Mercurey (Côte Chalonnaise) avait été construit en 1870, par Charles de Suremain, qui cette année là avait lancé son domaine en réunissant les Métairies qu’il avait alors à Mercurey. Près de 150 ans, c’est un bel âge et toujours est-il que Loïc de Suremain, un grand et sympathique gaillard de 38 ans aujourd’hui aux commandes de l’exploitation familiale et son père Yves ont décidé de lui donner un coup de jeune, tout en restant dans l’esprit de l’ancien. Les mûrs ont été sablés pour faire ressortir les pierres. Une charpente bois en pin Douglas de la région de Cluny a été posée et visuellement le résultat est très réussi, sobre et authentique. Côté équipements, le domaine a investi dans quelques cuves inox thermorégulées qui complètent les anciennes cuves bois du domaine qui couvre aujourd’hui 18 hectares, à 100% en Mercurey villages et premiers crus (5 en rouge et 1 en blanc). Loïc peut donc désormais vinifier dans des conditions optimales des vins qui descendent ensuite par gravité à l’étage en dessous dans des caves qui occupent la surface exacte (32 mètres de long sur une dizaine de large) de la cuverie et peuvent contenir jusqu’à 200 fûts. Les dernières cuves ont été calées le 26 août et deux jours plus tard elles ont reçu les premiers raisins du millésime 2018. C’est là un investissement important à tous points de vue pour un domaine qui avec beaucoup d’autres contribue activement à faire grimper le niveau des vins de la Côte Chalonnaise, voisine sudiste de la Côte de Beaune. De Suremain, c’est un nom à Mercurey. Charles avait donc lancé le domaine avant de passer le flambeau à son fils Edouard, un des pères de la toute nouvelle appellation d’origine contrôlée Mercurey, en 1936. En 1947, Hugues prendra la suite, puis Yves en 1979 et aujourd’hui son fils Loïc, dont la démarche peut tout simplement être qualifié de plus en plus “moderne”, dans le bon sens du terme, en recourant aux techniques viticoles et oenologiques actuelles pour les mettre au service des terroirs et des vins. “J’ai la chance d’avoir un père et un grand-père qui m’ont légué un patrimoine de belles vieilles vignes de pinot noir qui produisent des petits raisins. Ils n’ont jamais planté de ces gros pieds productifs qui ont pu contribuer à donner, à une époque, à Mercurey l’image d’un vignoble où l’on produisait des vins durs et rustiques. Aujourd’hui, tout le monde s’est remis en question et je pense que nous pouvons rivaliser avec les beaux premiers crus de la Côte de Beaune. La Côte de Nuits, c’est une autre histoire”, conclut Loïc de Suremain.

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