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publié le 21 juin 2018

2017, un millésime à plusieurs vitesses en Côte-d’Or

 

2017 est un millésime chaud en Bourgogne qui a posé les bases d’une récolte très précoce ; dès les derniers jours du mois d’août dans
le Mâconnais et dans certains secteurs précoces de la Côte de Beaune et de la Côte Chalonnaise.

Cinq mois consécutifs avant vendanges de conditions météo très favorables ont généralement été le signe dans le passé de l’un de ces grands millésimes de garde, où l’on retrouve une grande homogénéité qualitative chez tout le monde. Il n’en sera rien en 2017 et ce en raison des rendements parfois élevés, constatés tout particulièrement en Côte-d’Or et surtout en cépage pinot noir.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en  2017, les villages et premiers crus rouges de Côte de Nuits et Côte de Beaune ont respectivement produit 19,5 % et 37,7 % de plus que sur la moyenne à cinq ans, 2013 à 2017.

En blanc, la hausse est également significative : +21,4 % pour les grands crus de Côte-d’Or et +18,7 % pour les villages et premiers crus de Côte de Beaune. Les rendements ont donc grimpé en 2017 et d’abord pour des raisons agronomiques ; on avait déjà pu constater en 1982 et 1992, un phénomène de « compensation » de la vigne dans le millésime qui suit une année de gel et cela s’est à nouveau vérifié en 2017, même si les pourcentages de hausse sont à relativiser. Prenez par exemple Volnay, en Côte de Beaune, où la production s’est là aussi envolée en 2017 de +62,8 % en villages et +49,7 % en premiers crus ; c’est énorme, mais Volnay avait gelé en 2016 et grêlé en 2012, 2013 et 2014.

La double peine…En Côte-d’Or, après le gel de 2016, les vignes ont donc plus ou moins « compensé » partout en 2017. Chez ceux qui ont su refréner ses ardeurs par des pratiques viticoles fortes de maîtrise des rendements et/ou grâce à des vieilles vignes moins productives,

 

2017 est un excellent millésime, particulièrement en blanc, mais aussi en rouge.

Les grandes cuvées ont souvent été vendangées dès les premiers jours de septembre, à de bons niveaux de maturité (entre 12,5 et 13,5). La production semble plus homogène en blanc (c’est souvent le cas) et les meilleurs vins sont consistants, un peu « solaires », tout en gardant de bons équilibres. Les grands rouges sont un cran en dessous de 2015 et même 2016, mais ils ont de la matière, de beaux fruités « sucrés », de l’équilibre, des tanins soyeux et ils vont rapidement se détacher après la mise en bouteilles, des vins sur le fruit, tendres, agréables, mais légers et simples qui ne manquent pas en 2017.

Au final, le potentiel du millésime est bien celui d’un grand millésime chaud et précoce, mais il va falloir trier un peu.

 

Christophe Tupinier

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