La météo est folle en ce début d’année 2026, avec à la clef une exceptionnelle précocité de la vigne qui pourrait se traduire par un début de vendanges dès la mi-août.
par
Christophe TUPINIER
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« En 2020, qui est à ce jour le millésime le plus précoce dans l’histoire des Hospices de Beaune, nous avons rentré les derniers raisins le 30 août. Cette année, les vignes ont environ une semaine d’avance sur 2020, alors je vais me tenir prête pour le 10-12 août », explique Ludivine Griveau, la régisseuse des 60 hectares du domaine des Hospices de Beaune.
Après un début d’année très doux, en février et mars, les vignes ont débourré tôt, puisque les premiers bourgeons ont été observés dans la deuxième quinzaine du mois de mars. Depuis cette date la météo est comme devenu folle avec une succession d’extrêmes climatiques qui vont sans doute constituer des records : avril estival et très sec, deux premières semaines de mai les plus froides depuis des lustres, suivies de deux semaines très chaudes avec quelques pointes à plus de 30 degrés à l’ombre et… d’un début de mois de juin à nouveau un peu frisquet pour la saison. Depuis une semaine, la météo s’est mise en mode sauna et si dans les prochains jours les 40 degrés à l’ombre ne sont pas atteints voire dépassés ici ou là, il ne s’en faudra pas de beaucoup.
Beaucoup de vignerons expliquent que les raisins ont coulé pendant la floraison, avec à la clef des grappes nombreuses, mais aérées.
Premiers coups de sécateurs entre le 10 et le 20 août
Dans ce grand dérèglement climatique, la vigne, les pieds dans l’eau (il a plu à l’automne 2025 et en début d’hiver), la tête au soleil, continue de pousser à une vitesse record, grillant les différents stades végétatifs les uns après les autres, sans lever le pied, et il est désormais quasiment acquis que les premiers coups de sécateurs en vins tranquilles seront probablement donnés entre le 10 et le 20 août ; la fourchette est large mais nous entrons maintenant dans une période de l’année où il y a peu de chance qu’il neige et la vigne lancée comme un TGV va continuer sur un rythme soutenu jusqu’aux vendanges. Notons que quelques accidents climatiques ont déjà affectés la région, sous la forme d’un gel très précoce dans la deuxième quinzaine de mars dans le Chablisien et d’orages de grêle en côte de Beaune en milieu de semaine dernière.
Pour ce qui est de la qualité, ne comptez pas sur nous pour faire le moindre pronostic même s’il est évident que la maturité ne se fait pas de la même façon ni à à la même vitesse début août ou début septembre. Les deux derniers millésimes ont démontré qu’un match n’était jamais joué avant le coup de sifflet final, aussi la suite et la fin de ce millésime 2026 restent à écrire.