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publié le 06 mai 2015

Beethoven au couvent des Jacobins !

 

Les amateurs de grande musique seront ravi d’apprendre la sortie prochaine des sonates pour piano de Beethoven, du label Palais des Dégustateurs. Il s’agit d’oeuvres enregistrées au Couvent des Jacobins de la Maison Louis Jadot (Beaune – 21), avec le Domaine Mugnier (Chambolle-Musigny – 21) et le Château de Pibarnon (Bandol) comme partenaires.
Eric Rouyer, responsable du label, apporte quelques précisions sur l’oeuvre, le compositeur, le musicien…
“Après avoir remporté, en 1957, le Premier Prix au Concours International de Genève, de pair avec Martha Argerich, Dominique Merlet entreprend une carrière de soliste qui le mène sur tous les continents. Ovationné à Berlin comme à Paris, à Shanghai comme à Melbourne, il collabore avec des chefs prestigieux tels que Charles Münch, Paul Paray, Armin Jordan, Sergiu Comissiona, et joue dans les plus grands festivals. Il est également l’un des rares pianistes concertistes a avoir pu assumer de hautes responsabilités pédagogiques. Il a formé ou développé, pendant quarante années de nombreux élèves qui font eux-mêmes aujourd’hui une brillante carrière internationale.Pour le Palais des Dégustateurs, il avait déjà enregistré un premier CD consacré à Beethoven, avec la si belle Sonate op. 10 n° 1, les impressionnantes Variations dites « Eroica » et la sublime Sonate op. 111. Ce projet mettait en avant le génie de Beethoven, avec son côté visionnaire et spirituel. Il s’agit dans ce nouveau projet d’un Beethoven plus humain, plus accessible. On voit Beethoven toujours sous l’aspect ténébreux, irascible, très profond, mais il n’y a pas que cela : il a été amoureux, il allait dans les tavernes… La Sonate op. 7 est la première que Beethoven ait appelée « grande ». Son mouvement lent, magnifique, et la dédicace à la comtesse Babette von Keglevics, élève, voisine et amante de Beethoven, expliquent le surnom que les Viennois donnèrent à cette sonate : « L’Amoureuse ».
Les Dix variations sur un thème de Salieri sont très drôles, pleines d’humour. On a l’impression que Beethoven s’amuse avec son thème « bouffon » qu’il traite avec beaucoup de liberté.L’Andante « favori » doit cet adjectif au fait que Beethoven aimait beaucoup le jouer. C’est un mouvement lent magnifique, avec des ruptures, des modulations, des surprises, et beaucoup de tendresse, de douceur, et même de grâce.La Sonate « Appassionata »faisait aussi partie des préférées de Beethoven. C’est l’une de ses oeuvres les plus célèbres, à juste titre ! C’est un chef-d’oeuvre, avec des passages très surprenants, tout un travail sur les modulations, les thèmes, une écriture pianistique avec beaucoup de trémolos, qui donne un côté dramatique et orchestral. Dans cet enregistrement, Dominique Merlet corrige quelques erreurs qui se sont perpétrées depuis les premières éditions, à cause d’une mauvaise lecture des manuscrits. Le livret vous expliquera précisément quelles sont ces erreurs, et en quoi il est, dans certains cas, absolument fondamental de rétablir la pensée authentique de Beethoven.
Distribution SOCADISC et Le Palais des Dégustateurs – 15 € frais d’envoi inclus – disponible à partir de juin 2015. www.lepalaisdesdegustateurs.com

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