Accueil Actualités “Dr Conti” : la procédure s’accélère

publié le 17 décembre 2013

“Dr Conti” : la procédure s’accélère

 

D’après nos confrères du Wine Spectator, il semblerait que
le juge ait l’intention d’aller vite dans le procès contre Rudy Kurniawan,
un Indonésien de 37 ans, résident aux USA, faussaire présumé en grands vins de Bourgogne et de Bordeaux. Une semaine seulement après de début
de l’audience à New-York, le « federal prosecutor » a continué hier d’exposer devant les jurés les preuves démontrant que Rudy Kurniawan a bien « fabriqué » et
vendu de vieux vins de Bourgogne et de Bordeaux.

La journée d’hier a notamment été consacrée à la déposition
de Michael Egan, un expert qui a passé 30 années de sa vie à authentifier
des vins. « J’ai étudié 267 bouteilles (de vins “produits” par Rudy Kurniawan)
et la très grande majorité sont des contrefaçons », a déclaré M. Egan qui
a notamment montré comment, à partir d’une étiquette réelle de grand cru Romanée-Conti
1959 scannée, Rudy Kurniawan pouvait ensuite modifier le millésime
et le numéro de la bouteille.

Les premiers jours du
procès ont également été consacrés à différents témoignages. Le milliardaire
Bill Koch a ainsi reconnu avoir identifié dans sa cave personnelle 219 fausses
bouteilles de grands vins de Bourgognes et entre 50 et 100 de Bordeaux, toutes
fournies par Kurniawan. Antonio Castanos, restaurateur et marchand de vins à Los
Angeles a pour sa part admis avoir vendu des « vins Kurniawan » pour
un bénéfice approchant les 400 000 dollars sur plusieurs années.

Tout aussi édifiante aura été la déposition de David Parker,
marchand de vins à Los Angeles, qui a expliqué avoir vendu en 2006, 7
bouteilles de Romanée-Conti 1962 à Rudy Kurniawan au prix de 6 000 $ la bouteille.
Dans ses notes de l’époque, David Parker mentionne notamment un niveau de vin
assez bas : deux pouces (inches) sous le bouchon. L’accusation a présenté à l’audience plusieurs de ces
bouteilles revendues ensuite aux enchères par Kurniawan, en octobre 2006, bouteilles
présentant un niveau de vin… d’un pouce seulement sous le bouchon. « Avec
le temps, le vin s’évapore, il ne se régénère pas », a ironiquement fait
remarquer l’accusation.

Le jury pourrait commencer de délibérer très rapidement, et
il semblerait donc que la défense n’ait même pas l’intention d’appeler des
témoins à la barre. Rudy Kurniawan risque jusqu’à 40 ans de prison.

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