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publié le 18 novembre 2014

Hospices de Beaune, retour au calme

 

Avec la vente des Hospices de Beaune, rien ne se passe comme on l’attendait. Pendant toute la conférence
du presse organisée ce dimanche matin par l’interprofession,et les jours précédents dans la presse, les responsable de
la viticulture et du négoce ont martelé avec plus ou moins de virulence qu’il n’était pas possible que cette
année encore les cours des Hospices de Beaune s’emballent comme ils l’avaient
fait ces deux dernières années : +85% de hausse cumulée sur deux ans (2013
et 2012). Rappelons au passage que depuis que Christie’s a pris en main la vente
des vins des Hospices de Beaune en 2005, le prix moyen d’une bouteille des
Hospices est passé de 16 euros à… 43,50 en 2013. Cela ne pouvait donc plus
durer dans un contexte bourguignon plus global où les hausses importantes de
prix de ces dernières années commencent à tendre sérieusement les marchés, en
France comme à l’exportation. « Il faut que la Bourgogne stabilise ses
prix, c’est obligatoire. Les dernières hausses sur les 2012 et 2011 nous font
courir des risques. Chez Louis Jadot, face aux réactions de nos clients nous
avons décidé de ne pas augmenter nos 2013 parce que c’était impossible »,
commentait très sobrement Pierre-Henry Gagey, le PDG de la maison beaunoise.

Après quelques sueurs froides, puisqu’en milieu
d’après-midi, sur le coup des 17 h 00, la hausse globale était de près de 12%
(avec même +26% sur les vins blancs), 
les choses se sont finalement tassées en fin d’après-midi avec l’arrivée
de volumes importants d’appellations plus modestes (saint-romain, beaune,
savigny-les-beaune…) pour se conclure par une hausse globale du prix moyen de
la pièce (228 litres ou 300 bouteilles) de 5,52%. Tout le monde était finalement plutôt satisfait
à la fin de la vente. Christie’s et les Hospices ; avec 7 342 500
euros* (voir encadré « chiffres ») de chiffre d’affaires global pour
534 pièces de vin, la vente bat en effet un nouveau record. Les négociants également qui
vont donc pouvoir plus facilement communiquer un peu plus facilement auprès de leurs clients et
fournisseurs sur la stabilité retrouvée des cours des vins de Bourgogne. Quant
à la pièce des Présidents (un corton Bressandes grand cru rouge), dont les
bénéfices sont reversées à des
associations caritatives, Adriana Karembeu, la présidente de la vente épaulée
par le Judoka Teddy Riner et par Michel Drucker ont bien fait leur maximum pour
tenter de battre le record de 400 000 euros établi en 2010 par un Fabrice
Luchini en fusion, mais rien n’y a fait. Au final, la pièce s’est adjugée
220 000 euros (contre 131 000 euros en 2013) à la maison Bichot,
associée pour l’occasion à des Québécois, amis personnels d’Albéric Bichot.

*Hors frais, pièce des Présidents et alcools.

La vente en chiffres

Total général :
7 348 154 €

Vins rouges (417
pièces) : 5 453 900 € (+3,37% – prix moyen de la pièce :
13 079 €)

Vins blancs  (117 pièces) : 1 888 600 €
(+14,57% – prix moyen de la pièce : 16 142 €)

Total des vins :
7 342 500 € (+5,52%)

Eaux de vie (5
pièces) : 5 654 €

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