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publié le 05 décembre 2014

Jean-Paul Brun avait raison !

 

Le cépage gamay planté sur sol argilo-calcaire ? “Quelle drôle d’idée ! Le gamay est fait pour le granit. D’ailleurs, si en son temps, Philippe le Hardi, décida de bannir le gamay de son Duché de Bourgogne, l’estimant incapable de produire de grands vins sur ses terres ce n’est pas sans raison”, fera immanquablement remarquer tout dégustateur un peu sérieux. Toutes proportions gardées et sans lien historique évident, quelques siècles plus tard, dans les années 1980, Jean-Paul Brun un jeune vigneron du sud du Beaujolais, à Charnay, région ou le granit est absent et l’argilo-calcaire roi, décida pourtant de lui consacrer une cuvée et même d’en faire son cheval de bataille. Depuis, le vigneron s’est fait un nom. Son Domaine des Terres Dorées a beaucoup grandit. Il a acquis des vignes un peu plus au nord, dans de beaux terroirs de crus du Beaujolais (Fleurie Grille Midi, Moulin-à-Vent Les Thorins, Morgon), mais sa cuvée de beaujolais rouge “A l’Ancienne” rebaptisée l’Ancien est toujours là et bien là (une dizaine d’euros la bouteille…). Nous vous proposons une petite dégustation verticale dont le grand mérite est finalement de constater que Philippe le Hardi avait tord. Paix à son âme !
Gilles Trimaille et Christophe Tupinier

Beaujolais rouge l’Ancien 2013 – 17,5 sur 20

Nez ample, fruité acidulé et frais. En bouche, le vin est tonique, avec des tanins légers, un fruité charnu, dense et pur.

Beaujolais rouge cuvée Buissy 2013 – 19 sur 20

Jean-Paul Brun ne produit cette cuvée parcellaire que dans les grands millésimes. “Juste pour voir ce dont le terroir est capable”. Nez dense, riche, suave, avec des notes de rose musquée, de fruits noirs. Bouche aux tanins fins, avec beaucoup de fraîcheur et de volume,
très beau vin.

Beaujolais rouge l’Ancien 2012 – 17,5 sur 20

Le nez est profond, mais plus réservé qu’en 2013, avec un fruité frais. Bouche charnue, avec une texture “grasse”, des tanins enrobés et beaucoup de
volume. Le vin est en boule pour l’instant, mais prometteur.

Beaujolais rouge l’Ancien 2011 – 17 sur 20
Dans le Beaujolais, 2011 est un grand millésime de raisins bien mûrs. Nez expressif, ouvert, avec des notes de cannelle, de muscade, d’épices douces et de cerise noire. Bouche vive, épicée, droite, aux tanins fins, sans sécheresse, le tout avec beaucoup de chair.

Beaujolais rouge l’Ancien 2010 – 18

Beau vin dans un millésime “classique”, équilibré, ce 2010 exprime des arômes purs, d’épices douces, de jus de mûres fraîches, etc. La bouche
est racée, tonique. On a un beau volume, de la chair, le tout soutenu par la fraicheur.

Beaujolais rouge l’Ancien 2008 – 14

Belle robe intense. Nez frais, noble, de cassis acidulé, avec une note mentholée. Bouche tendre et
épicée, avec une belle fraîcheur en finale. Un vin au style élancé, bien conservé, agréable, dans un millésime compliqué.

Beaujolais rouge l’Ancien 2001 – 13,5

Nez fin, de fruits frais et acidulés Texture tendre, fine… Le vin a bien évolué sur la fraîcheur avec une certaine fragilité et une évolution rapide à l’air. Comme parfois avec les vieux vin, il faut les capter sur l’instant.

Beaujolais rouge l’Ancien 2000 – 14,5

Jolie robe intense. Au nez comme en bouche, le vin est fin, frais, équilibré, avec une belle évolution. On peut parler de style classique,
avec un fruit agréable, léger et frais.

Beaujolais rouge l’Ancien 1999 – 17,5

Superbe nez sur les épices, le menthol, avec des notes un peu chaudes de tarte au
cassis. En bouche, le vin est massif, puissant, large. Il a
des épaules et n’a pas encore dit son dernier mot !

Beaujolais rouge l’Ancien 1998 – 14,5

Nez précis, de mûre et de sureau noir, assez frais. En bouche, le vin garde un côté un peu strict en finale, bien typé 1998 finalement, mais avec des tanins fins.

Beaujolais rouge l’Ancien 1997 – 16

Nez mentholé, réglissé, avec une belle évolution sur les épices. En bouche, le vin est de constitution moyenne, mais charnu, avec des notes de mélisse, de réglisse, beaucoup de plaisir et de fraîcheur.

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