Le tsunami du Bio en Bourgogne !


09/02/2021

Après une pause au milieu des années 2010, les conversions en Bio repartent de plus belle en Bourgogne.

Dans son bureau beaunois où elle passe entre deux visites de terrain, Agnès Boisson a le sourire. Elle est conseillère en viticulture depuis onze ans à Bio Bourgogne* et même lors de la précédente vague de conversions en Bio de 2008-2010, elle n'avait pas eu autant de travail qu'en ce moment. Les derniers chiffres officiels, ceux de 2019, sont d'ailleurs spectaculaires. En Côte-d'Or, 1 608 hectares de vignes étaient certifiés Bio et 338 en conversion, soit 21 % du vignoble (222 entreprises). En Saône-et-Loire, les chiffres sont respectivement de 605 hectares, 385 hectares, 8 % du vignoble (143 entreprises) et dans l'Yonne, 486 hectares, 307 hectares, 10 % du vignoble (63 entreprises). 13 % du vignoble bourguignon est désormais converti ou en cours de conversion (14 % au plan national).

Et ce ne sont là que les données de 2019... En 2020 (les chiffres officiels seront connu dans quelques mois), pour la seule Côte-d'Or, plus de cinquante nouvelles entreprises se sont lancées, avec quelques grosses structures, comme les châteaux de Meursault et de Marsannay (100 hectares au total) et une partie du Domaine Bouchard Père & Fils (50 sur les 130 hectares au total et 20 hectares de plus chaque année jusqu'en 2024). La dynamique est un peu moins importante dans les deux autres départements, mais là aussi des dizaines de nouveaux domaines sont concernées. Un tsunami ! (...)

Il vous reste la moitié de l'article à lire dans le prochain Bourgogne Aujourd'hui (n°157) qui sera mis en ligne ce jeudi.

*Bio Bourgogne est une association Loi 1901 dont l'objet est de promouvoir et de développer l'agriculture biologique en Bourgogne. Elle compte vingt-sept salariés, qui travaillent en direct auprès des producteurs dans toutes les cultures, mais aussi auprès d'une mairie qui voudrait mettre en place une cantine bio, d'un magasin bio qui cherche des producteurs locaux, etc. Bio Bourgogne accompagne les domaines vers le bio, mais ne les certifie pas ; c'est l'affaire des organismes privés de contrôle (Écocert, AB...).


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