Rendez-vous Œnotourisme
Le gamay à l’assaut de la Gen Z
La première édition des Gamays Days s’est tenue durant le week-end de Pentecôte à Confluence (Lyon), dans une ambiance chill.
L’équipe de Bourgogne Aujourd’hui vous adresse ses meilleurs pour 2026, santé, réussite, bonheur et… un grand millésime ?
A tous et à toutes, amateurs ou producteurs de vins, nous souhaitons une belle et heureuse année 2026… en espérant un grand millésime. Et comme il est coutume en Bourgogne de tenter de faire des pronostics en se référant au passé, qu’en est-il pour les années en 6 ?
1966 est l’une des nombreuses belles années de la décennie 1960, avec 1961, 1962, 1964 et 1969. En 1966, il a fait beau et l’arrière-saison ensoleillée a permis d’amener une récolte normale à un excellent niveau de maturité, dans un bon état sanitaire, en pinot noir comme en chardonnay. La réputation des vins a traversé les décennies et les derniers 1966 sont encore souvent magnifiques.
Coincée entre les pluvieux millésimes 1974 et surtout 1975, 1976 reste aujourd’hui encore dans tous les esprits comme « l’année de la canicule »… et de la sécheresse ; le manque d’eau a d’ailleurs entrainé des phénomènes de blocages qui ont empêché la photosynthèse de se faire dans de bonnes conditions. Bref, les raisins n’ont pas atteint des maturités optimales et les vins sont bons, mais pas au niveau où ils auraient dû être.
1986 est l’archétype de ces « millésimes de vigneron » du passé. Récolte abondante, météo classique, ni bonne, ni mauvaise, et au final les rouges sont hétérogènes, mais de qualité très correcte chez ceux, rares à l’époque, qui avaient pris soin de réguler les rendements et de trier les raisins. Le tableau est différent en chardonnay et le millésime est de bien meilleure qualité grâce à une récolte moins généreuse et à de bons niveaux de maturité.
1996 est un millésime qu’il fallait attendre. Après un été correct, un beau temps très lumineux, sec, venté (nord) et frais s’est installé sur la région. Les maturités ont progressé à la vitesse de l’escargot et les vignerons patients ont récolté fin septembre des raisins sains, mûrs, bien équilibrés et produits de beaux vins classiques, frais. Dans beaucoup de cas toutefois, des récoltes trop précoces ont donné naissance à des vins minces et marqués par de fortes acidités.
2006 est un année de « gourmands ». Après un été chaotique, chaud en juillet, médiocre en août, un temps doux et humide s’est installé en septembre et les raisins ont mûri tout en perdant de l’acidité. Au final, les vins ont un côté rond, « solaire », gourmand, tout particulièrement en blanc.
Enfin, 2016 restera marqué par le retour du gel qui n’avait plus vraiment fait des siennes depuis 1991. Fin avril, le froid a détruit une part importante de la récolte à Chablis, en Côte-d’Or et dans le nord de la Côte Chalonnaise. Dans ces secteurs, les petites récoltes ont donné des vins concentrés, particulièrement en rouge, ailleurs, en raison de productions abondantes, on trouve une grande diversité de styles.
La page 2026 reste à écrire, mais tous les espoirs sont vraiment permis !
Photographies : Thierry Gaudillère
Dégustations
Il faut se méfier des réputations. 2024 a donné des sueurs froides aux producteurs bourguignons et son image ne fait pas saliver les amateurs. Pourtant, ce millésime compliqué se révèle très réussi à Volnay. Une éclatante surprise.
Dégustations
Si les vins rouges du Jura pouvaient faire sourire il y a encore une quinzaine d’années, il en va tout autrement aujourd’hui. Les vins ont bien changé sous l’effet du réchauffement couplé à une vraie prise de conscience chez les vignerons, et le trousseau mérite d’être vu désormais comme un grand cépage rouge.
Dégustations
Derrière le nom un brin provocateur de cette cuvée produite par le Domaine Chasselay, une analyse objective de la situation permet même de penser que le Beaujolais est loin d’être six pieds sous terre et qu’il a même de nombreux atouts dans sa manche pour tirer son épingle du jeu dans la crise actuelle du vin.